Michael Chriswell

Challenge Jean 7:17 - Michael Chriswell

Extrait du livre « The John 7:17 Challenge » de Michael Chriswell.

Adaptation française - tous droits réservés: Phil Edengarden

Cet ouvrage, écrit dans des circonstances incroyables, comporte des exhortations réparties sur 90 jours, destinées à former à la vie de disciple de Jésus-Christ.

Le pésent recueil comporte seulement les textes du premier mois, répartis sur 30 jours. Il vous suffit de cliquer sur le chiffre correspondant à la date du calendrier pour accéder à votre défi quotidien.

Il est également possible d'en écouter les enregistrements sur la chaîne "Petit Christ" de Youtube, où ils sont rassemblés dans la Playlist Challenge Jean 7:17

Calendrier mensuel

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Jour 01 : Ne vous inquiétez donc point

Suis-je encore dans l’inquiétude, où ai-je la preuve que je puis rechercher d’abord les voies de Dieu et Lui faire pleinement confiance pour qu’il pourvoie à mes besoins fondamentaux ?

Jésus nous dit : « Ne vous inquiétez donc point, et ne dites pas: Que mangerons-nous? Que boirons-nous? De quoi serons-nous vêtus? Car toutes ces choses, ce sont les païens qui les recherchent. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. Ne vous inquiétez donc pas du lendemain; car le lendemain aura soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine. » Matthieu 6:31-34

COMMENTAIRE :

Si nous menons une vie pieuse, sous la guidance du Saint-Esprit, en accordant la priorité à la recherche de Dieu par l’étude biblique et la prière, nous n’avons plus à vivre dans la peur de ne pas pouvoir subvenir à nos besoins personnels ou à ceux de notre famille. Ceci est une promesse faite par Dieu, à laquelle nous accédons par la foi et l’obéissance. Cela ne signifie pas que Dieu va répondre à nos propres critères de vie idéale ou à notre calendrier, mais il va pourvoir à nos véritables besoins. Faire le choix de s’inquiéter, cela revient à exprimer à Dieu que je ne lui fais pas confiance. La Bible nous dit que « le juste vivra par la foi » (Romains 1:17). J’ai entendu un pasteur dire que douter de Dieu consiste à remettre en question son intégrité et à faire de Lui un menteur. Il est impossible de plaire à Dieu sans la foi (Hébreux 11:6). Ne perdez jamais de vue que si l’économie mondiale devait s’effondrer ou que des terroristes s’emparaient de nos ressources énergétiques, nous servons, vous et moi, un Dieu qui sait comment faire tomber du pain du ciel (Exode 16:11-14), faire jaillir de l'eau d’un rocher (Exode 17:6), faire en sorte que des oiseaux vous livrent le petit-déjeuner et le dîner (1 Rois 17:6) et veiller à ce que vos réserves d’huile et de farine ne s’épuisent pas (1Rois 17:14).

Bon nombre de personnes dont je fais partie ont appris à vivre avec ce type de foi en Dieu au quotidien. Nous voyons Dieu opérer des choses incroyables, et à chaque fois que nous voyons ces choses se répéter encore et encore, nous sommes remplis de joie et fortifiés dans notre foi. Pourquoi ne pas nous rejoindre? Dieu n'a pas de favoris (Actes 10:34). Ce n’est pas parce que la plupart des pseudo-Chrétiens qui sont autour de vous ne font pas confiance en Dieu que vous n'avez pas à le faire. Dieu est toujours aussi puissant aujourd'hui qu’il l’a toujours été. Si nous sommes changeants, Lui ne change pas !

Lorsque vous sentez l’inquiétude vous gagner, prenez du recul et méditez sur Ses promesses, en particulier au sujet des choses pour lesquelles vous vous inquiétez. Actualisez ces promesses par la foi. Et à chaque fois que l’inquiétude revient, répétez le même processus. C’est du combat spirituel en utilisant la parole de Dieu, tel que Jésus l’a mené lorsqu’il fut tenté par le diable (Matthieu 4:1-11).

Prenez garde aux mensonges qui circulent dans votre tête ou que le diable vous inspire, pour vous faire croire que vous vous êtes rendus indignes. Je cite : « J’ai tout fait foirer ! Cette fois, j’ai dépassé les bornes ! Jamais Dieu ne va me tirer de ce pétrin ! »

Dieu m'a gratifié d’une des plus grandes bénédictions qui m’aient été données au cours de mon existence à peine quelques jours après que je sois tombé au plus bas dans le péché. Aussi incroyable que cela puisse paraître, il m'a promis cette bénédiction avant même que je chute. Quand j’ai chuté, je ne m'attendais plus à ce que Dieu veuille encore me bénir. Après que je me sois repenti pendant près de trois jours avec un cœur contrit, Dieu m'a à nouveau béni. Nous sommes là devant le mystère de la grâce!

Si vous sentez qu’un péché continue de barrer la route, demandez au Saint-Esprit de vous le montrer. Toutefois, n’oubliez pas que certaines traversées de la vallée de l’ombre n’ont pas de rapport direct avec notre péché, mais qu’elles font plutôt partie du plan parfait que Dieu met en œuvre pour nous conformer à son image et à sa ressemblance.

En complément à cette série d’exhortations, je vous recommande vivement d’écouter l’enseignement d’Andrew Murray intitulé Consécration absolue

Traduction de l'américain : © Phil Edengarden - 2017

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Jour 02 : Trouvez le repos de l’âme

Ai-je trouvé le repos en Christ ou suis-je encore sous le joug de l'activité religieuse et de ces efforts éreintants que je déploie pour vivre saintement ?

Jésus nous dit : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur; et vous trouverez du repos pour vos âmes. Car mon joug est doux, et mon fardeau léger.» Matthieu 11:28-30

COMMENTAIRE :

Si vous avez un fardeau, qu'il provienne du péché, de la souffrance ou de l'effort personnel, rendez grâce à Dieu, parce qu'il veut le porter pour vous ! Une personne qui n'a aucun fardeau ne se rend pas compte à quel point elle a besoin de Christ. Elle s’en sort bien sans lui, enfin, c’est ce qu’elle pense. Si vous êtes nécessiteux, vous êtes dans la position idéale pour rencontrer le Dieu des faibles et des nécessiteux (Psaume 12: 5, Psaume 35:10, Psaume 40:10).

Après avoir marché comme un âne derrière la carotte de la réussite commerciale pendant plusieurs années, j’ai fini par l’attraper. J'ai même dépassé mes objectifs puisque ma société avait un taux de croissance annuel de 300%. Je jouissais d’un bel espace de travail, de liberté personnelle, de revenus considérables, d’une certaine notoriété et d’une histoire de come-back assez incroyable. Tout allait donc pour le mieux. Cependant, je n'avais pas la paix du cœur. Un matin, je me suis réveillé dans un état pitoyable, et je suis resté dans cet état pendant près de 18 mois. J’ai commencé à pratiquer le cyclo-cross de plus en plus intensément, rien que pour échapper au stress. Finalement, je me suis rendu compte que mes affaires se développaient dans le seul but de se développer. C'est exactement ce que font les cellules cancéreuses, parce qu’elles n’ont pas d’autre objectif que celui-là.

J'ai passé une année entière à trouver des solutions pour soulager mon fardeau. J'ai engagé le conseiller personnel de Zig Ziglar, j’ai engagé un responsable du développement des affaires, j’ai envisagé des alliances stratégiques, j’ai envisagé de modifier le plan d'entreprise, j’ai envisagé de vendre mon entreprise, et j'ai même essayé de simplifier les choses en mettant tous mes œufs dans le panier d’un seul client. En dépit de tous mes efforts, rien n'a fonctionné. Les choses ont empiré et mon fardeau est resté. À un moment donné, j’ai fini par interroger le Seigneur à ce sujet et je l’ai entendu me dire ceci : « Tu progresses, mais dans la mauvaise direction… Je t’ai créé à de meilleures fins que tout ceci ! »

Enfin, le 30 octobre 2009, j'ai vécu ce qu’Oswald Chambers a appelé « le jour de mes funérailles à blanc ». Je suis mort à moi-même et je lui ai confié l’entièreté de mon fardeau et de ma vie. Je me suis mis à genoux et j'ai dit : « Jésus, je rends les armes ... Je ne suis plus heureux ... Je suis déchiré entre mon amour pour toi et ma soif de réussite ... J'ai besoin de ton aide et je veux tout te donner ... J'ai une peur bleue, mais Seigneur, même si tu devais prendre ma famille, je te donne tout ... Je ne garde plus rien pour moi. Je t’en prie, Seigneur, que ta volonté se fasse dans ma vie. »

Attention, ce que je vais vous dire ici ne va pas forcément vous arriver à vous aussi si vous acceptez de vous consacrer totalement à Jésus. C’est ce dont moi j’avais besoin pour progresser, pas forcément ce dont vous aurez besoin.

Mystérieusement, 9 mois jour pour jour après cette prière, le 30 juillet 2010, mon épouse a demandé le divorce, a emmené nos enfants et mon univers s'est effondré. Dieu m'a dépouillé de tout et ce fut extrêmement douloureux, mais il a fait tout cela pour mon bien ultime et pour que sa gloire soit manifestée. Mais aujourd'hui, après en avoir vu de toutes les couleurs, je suis plus heureux et plus joyeux que je ne l’aie jamais été auparavant, et cela n'a rien à voir avec les circonstances de mon existence.

Par la suite, vous pourrez constater comment j’ai progressivement trouvé le repos en Jésus et en quoi les épreuves par lesquelles il m’a permis de passer ont été une bonne chose, une expression de son élection et de son amour.

Quel est votre fardeau particulier? Quel problème de votre existence êtes-vous toujours en train de vouloir réparer vous-même ? Dans un premier temps, cela vous coûtera peut-être un peu de peau sur le plan spirituel, mais je vous mets au défi de déposer tout votre fardeau et votre vie tout entière aux pieds de Jésus. Il ne manquera pas de se manifester et de vous donner un repos tel que vous n’en avez jamais eu auparavant.

Traduction de l'américain : © Phil Edengarden - 2017

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Jour 03 : Eprouver du contentement

Suis-je en train d’éprouver un profond contentement en mon âme, ou ma soif pour les choses de ce monde demeure-t-elle inassouvie ?

Jésus lui répondit:«Quiconque boit de cette eau aura encore soif, mais celui qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura jamais soif, et l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d'eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle.» Jean 4:13-14

COMMENTAIRE :

J’ai eu beau me définir en tant que «Chrétien» pendant deux décennies, je n'avais pas acquis, pour autant, un sentiment de contentement. Je ne pouvais presque pas passer devant le magasin de motos sans vouloir m'arrêter et acheter quelque chose, fut-ce un DVD ou un nouveau T-shirt. J’éprouvais le besoin de dépenser de l'argent pour me sentir bien. A moindre échelle, cela s’apparente à une dépendance à la drogue, car on a sans cesse besoin d’une nouvelle poussée de sérotonine pour ressentir à quel point la vie peut être belle. Mon âme avait constamment soif de toutes ces choses parce que je n'étais pas encore en train de boire cette eau de la vie dont parle Jésus.

Hélas, ceci est le cas de nombreux «Chrétiens». Ils ne trouvent pas leur contentement en Christ et ils se tournent alors vers les faux dieux, vers les idoles de la drogue, de l'alcool, de l'exercice physique, du sport, du sexe, du shopping, des jeux d'argent, de facebook et autres réseaux sociaux en continu, de la réussite financière, etcétéra. Pendant des années, mon idole de choix fut la réussite en affaires. Une idole est tout ce vers quoi vous vous tournez avant de vous tourner vers Dieu. Ceci est mal aux yeux du Seigneur.

Jésus a dit que si nous croyons en Lui et que nous lui obéissons, nous pouvons connaître une joie profonde rien qu’à demeurer un instant en sa présence. Lorsque nous demeurons en Lui, nous pouvons éprouver en notre âme un contentement tellement intense que notre faim pour le monde s’en trouve neutralisée. Croyez-moi, il n'y a rien de plus stupéfiant ni satisfaisant que le contentement qui vient de l'Esprit-Saint. Il ne s’agit pas de quelque chose que vous puissiez acquérir par vous-même. Vous pouvez vous efforcer de n’avoir plus aucun désir, comme le font les Bouddhistes, mais cela ne produit pas le contentement véritable. Le contentement divin jaillit de l'intérieur, il ne vient pas de l'extérieur. C'est une récompense accordée à quiconque craint le Seigneur et lui obéit. Si vous n'en êtes pas encore là, essayez d’imaginer à quoi cela pourrait s’apparenter : c’est comme se réveiller un matin en étant rempli d’un sentiment de satisfaction totale tandis que vous considérez votre vie exactement telle qu’elle est, ou encore en éprouvant la même chose alors que vous venez de tout perdre… Vous me direz qu’un truc pareil est impossible. Mais avec Dieu, une telle chose est tout à fait possible (Luc 1:37).

Après trois ans de vie commune avec mes parents, ma mère m'a donné une date buttoir pour déménager. C'était sa façon à elle de m’obliger à trouver un emploi plutôt que de continuer à exercer un ministère en dépendant totalement de Dieu. Mais Dieu m'a demandé de placer ma confiance en Lui seul et de ne pas tenter de me sauver par moi-même ou de demander de l'aide à d'autres personnes pour quoi que ce soit. Il voulait m’apprendre comment dépendre de Lui seul au milieu de circonstances difficiles. La première nuit, j'ai dormi dans ma voiture et j'ai pleuré pendant 30 minutes avant de me coucher sur le siège arrière pour essayer de dormir. Le lendemain, un ami m'a appelé et m'a offert de loger dans son bureau du centre-ville. Je me suis retrouvé à dormir sur le sol de son bureau durant quatre mois. Oui, il m’est arrivé de ressentir de la tristesse et de m’apitoyer sur mon sort. Oui, c'était humiliant et j’ai ressenti de la honte. Mais parce que j'étais là en raison de mon obéissance, et parce que je n'ai pas essayé de me sauver, Jésus était très proche de moi dans cette situation. Combien de fois ne suis-je pas entré dans ce petit bureau en me jetant à genoux avec des larmes de gratitude ? Je suis devenu très reconnaissant pour les petites choses que je tenais pour acquises, comme les douches quotidiennes et le savon pour me laver le visage. J'ai eu plus de grands moments de joie authentique en vivant dans ce bureau que quand je vivais dans une maison à un million de dollars.

Ma foi a été éprouvée, et j'ai trouvé là un contentement qui dépassait de loin mes circonstances difficiles. Aujourd'hui, j'ai bien encore quelques désirs dans mon cœur, mais rien dont je ne puisse me passer ou qui puisse passer avant mon bonheur de demeurer avec Dieu. Le contentement vous permet de vivre entièrement détaché de toute forme de possessions et des circonstances. Cela vous permet de vous réjouir pleinement pour tout ce que Dieu vous donne ou… vous retire, sans que cela puisse altérer la qualité de votre relation avec Lui. Dieu soit loué : Il est fidèle!

Traduction de l'américain : © Phil Edengarden - 2017

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Jour 04 : Délivrés du péché

Ai-je trouvé la libération en Christ de péchés récurrents ?

Aux Juifs qui avaient cru en lui, Jésus dit: «Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples; vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira». Ils lui répondirent: «Nous sommes la postérité d'Abraham, et nous ne fûmes jamais esclaves de personne; comment dis-tu: Vous deviendrez libres?» «En vérité, en vérité, je vous le dis, leur répliqua Jésus, quiconque se livre au péché est esclave du péché. Or, l'esclave ne demeure pas toujours dans la maison; le fils y demeure toujours.» Jean 8:31-36

COMMENTAIRE :

Jésus affirme que nous devons être affranchis de l’esclavage du péché pour pouvoir aller au Ciel.

Or, le chapitre 7 de la Lettre aux Romains présente les choses sous un angle qui laisse de nombreuses personnes dans la confusion. De fait, Paul s’y exprime à l’indicatif présent au sujet de ce qu’il appelle « sa lutte contre le péché ». Au verset 14, il dit : « Nous savons, en effet, que la loi est spirituelle; mais moi, je suis charnel, vendu au péché ». Fait-il, ici, une confession au sujet de son état spirituel à lui ? Pas du tout. En fait, il décrit le sort de la personne qui marche seule, indépendamment de l’Esprit de Christ.

Il est intéressant de remarquer que les termes loi ou commandement apparaissent 16 fois entre le verset 7 et 25 de ce chapitre 7 de la Lettre aux Romains, tandis que le mot Esprit n’est pas mentionné une seule fois. Par contre, au chapitre 8, l’Esprit-Saint est cité 13 fois sur à peine 17 versets. Pourquoi n’est-il pas fait mention de l’Esprit au chapitre 7 ? Parce que Paul y décrit l’état de l’homme tel qu’il est quand il ne marche pas avec le Saint-Esprit. Cela me décrit moi, personnellement, quand je ne marche pas avec l’Esprit-Saint, quand je marche selon la chair.

Cependant, cette vieille nature est mise à mort à chaque fois que je marche dans l’obéissance à Dieu, à chaque fois que je me mets à la suite de Jésus-Christ. Dans ce cas, ce n’est plus moi qui vis, mais c’est Lui, Jésus-Christ, qui vit en moi et prend le contrôle de ma vie (Romains 6 :6, Romains 8 :2, Romains 8 :9). Voilà comment je peux considérer ma nature pécheresse, autrement dit ma petite personne, comme étant morte (Galates 5 :24). Paul n’affirme donc pas, dans ce chapitre 7 de sa Lettre aux Romains, qu’il est encore toujours esclave du péché au moment d’écrire son épitre. Le comprendre de cette façon contredirait à la fois l’enseignement de Jésus dont il a été fait mention tout à l’heure et à la fois ce que Paul a écrit au chapitre 6 et au chapitre 8 de cette même Lettre aux Romains. Il parle de l’homme qui vit pour lui, de l’homme charnel, non de l’homme en qui Dieu demeure (Galates 2 :20).

Si ce qui est décrit au chapitre 7 de cette Lettre aux Romains correspond à ce que vous ressentez personnellement et si, comme le décrit le verset 19, vous faites le mal que vous ne voulez pas, il se pourrait que vous ne soyez pas affranchis totalement du péché, que vous ne viviez donc pas selon l’Esprit du Christ. Lorsque vous êtes affranchis du péché, lorsque vous êtes régénérés, l’Esprit-Saint doit, en principe, habiter en vous, contrôler votre être tout entier et vous rendre capables d’accomplir la volonté de Dieu. Par contre, si ce qui est décrit au chapitre 8 de la Lettre aux Romains correspond à votre ressenti et à votre vécu, vous êtes sous le contrôle du Saint-Esprit et donc entièrement libérés de ce mal que vous ne voulez pas faire. Cela ne veut pas dire que vous ne tomberez pas à l’occasion, mais vous n’êtes plus esclave.

Or, un esclave du péché, nous dit Jésus, ne peut pas aller au Ciel. L’enseignement de l’apôtre Paul ne serait pas fiable si son profil personnel correspondait à ce qu’il a décrit au chapitre 7 de sa Lettre. Lisez Jean 8:31-36 et 1 Jean 3:6-8. Contrairement à ce que prétendent les faux enseignements, le chapitre 7 de la Lettre aux Romains n’a pas pour utilité de justifier notre propre égarement et d’excuser tous ceux qui choisissent de continuer à vivre dans le péché. Quand j’entends un prédicateur pointer du doigt vers Paul en disant : « Vous le voyez, même l’apôtre Paul était dans le combat et ne pouvait pas s’empêcher de pécher ! », je sais que cet homme est encore sous le joug d’enseignements fallacieux ou que lui-même n’a pas été affranchi du péché. Je me souviens d’avoir participé à un culte au cours duquel le pasteur essayait de faire de l’humour et d’être transparent par rapport à ses combats personnels contre certains comportements comme, par exemple, se mettre en colère à l’encontre des autres automobilistes sur la route. Quelque temps plus tard, un scandale éclata : on apprit que cet homme avait vécu dans l’adultère pendant trois ans. Le comportement qu’il décrivait publiquement et que nous pourrions qualifier de rage au volant n’était donc rien de moins qu’un fruit de son esclavage au péché.

Croyez-vous vraiment que notre Sauveur soit si faible qu’il n’ait aucun pouvoir pour briser l’emprise du péché dans nos vies ? La pleine libération du péché est accessible en Christ. Je me souviens d’un prédicateur de renom, aujourd’hui décédé, qui affirmait que quiconque osait affirmer qu’il n’était pas un Chrétien du type décrit au chapitre 7 de la Lettre aux Romains était autosuffisant et ne valait pas mieux que le pharisien dont il est question dans l’évangile selon Luc, au chapitre 18. J’ai pensé en moi-même : « C’est une blague ? Tu veux rire ? »

Je vous en conjure, écoutez-moi. Il se peut que ce ne soit pas encore votre expérience pour le moment, mais en ce qui me concerne personnellement, je ne suis plus un Chrétien du type Romains 7 :19. Je l’ai été pendant les vingt premières années de ma vie « chrétienne ». Je ne pouvais pas me retenir de faire toutes ces choses que je haïssais. Mais aujourd’hui, je suis un homme libre, et je rends grâces à Jésus-Christ pour cette libération qu’il a opérée. Oui, je lui en suis reconnaissant plus que pour toute autre chose qu’il ait pu faire pour moi. Oser le nier reviendrait à affirmer que Jean 8:36 est un mensonge. Oserions-nous dire en face à Jésus qu’il est un menteur ? Parce que si nous prêchons un christianisme du type Romains 7, c’est exactement ce que nous faisons. Non ! Que Dieu soit reconnu comme vrai et tout homme comme un menteur !

Je vais être très clair ; je ne puis empêcher ni les tentations ni la propension naturelle de ma chair à pécher. Tant que je vis sur cette terre, je ne peux pas me défaire de mon enveloppe charnelle. Mais la chair n’est plus mon patron. Je peux certes toujours me faire piéger par des péchés, mais foncer droit devant dans cette direction va désormais à l’encontre des désirs de mon cœur. Or, l’Esprit de Dieu qui réside en moi est plus puissant que ma nature pécheresse et je dispose donc de la force nécessaire pour aller à l’encontre des tentations de la chair. Tout ce que je dois faire, c’est cultiver ma dépendance envers Dieu. Par conséquent, soutenu par la puissance du Saint-Esprit, je suis rendu capable d’accomplir ce que ma nature charnelle ne peut faire de ses propres forces (Galates 5 :16-17, Galates 5 :24-25). Si je prétendais que je ne commets plus de péchés, je serais un menteur. Mais je serais également un menteur si j’affirmais qu’il y a un péché récurrent dans ma vie et que je ne peux pas m’en empêcher. Il se peut que je trébuche accidentellement, mais je mentirais en affirmant que faire telle ou telle autre chose que je sais parfaitement être néfaste, je ne peux pas m’en empêcher !

Si ce que je dis ici sonne comme de l’autosatisfaction aux oreilles de certains, cela n’en demeure pas moins un commandement de Jésus, qui nous ordonne à tous de vivre de cette manière ! Et il met à notre disposition sa puissance pour nous rendre capable de faire ce qu’il nous commande. Ce dont je vous parle ici n’est pas quelque chose d’automatique. Cela requiert du temps. Je n’en serais pas à partager tout ceci avec vous si je n’avais pas d’abord été discipliné par le Seigneur. Mais nous sommes tous appelés à être également saints et libres du péché (2 Corinthiens 7 :1, Ephésiens 5 :3-7, Philippiens 2 :15, Hébreux 12 :14, 2 Timothée 2 :19).

La liberté s’obtient en choisissant d’obéir aux enseignements de Jésus-Christ dans une dépendance totale au Saint-Esprit qu’il a voulu dispenser dans nos vies par Grâce.

Traduction de l'américain : © Phil Edengarden - 2017

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Jour 05 : La paix du cœur

Quand il se lève des tempêtes dans la vie, les personnes qui m’entourent vont-elles attester que ma vie est davantage caractérisée par la peur et l'anxiété que par la paix victorieuse de Christ?

Jésus nous dit : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre cœur ne se trouble point, et ne s'alarme point.» Jean 14:27

COMMENTAIRE :

La plupart des gens expérimentent une certaine paix dans leur vie si leurs relations sont heureuses, si leur famille est unie, si l'argent coule à flots, si leur santé est bonne, si leur travail est gratifiant et si l’équipe de sportifs dont ils sont les supporters va remporter la compétition. Mais qu'en est-il de cette paix quand rien ne semble aller dans votre vie ou que tout s'effondre ? La paix de Jésus est une paix qui dépasse l’entendement humain et protège nos cœurs et nos esprits, même dans les pires circonstances. C'est une paix surnaturelle qui nous est accordée en récompense pour notre fidélité et pour notre choix de vivre saintement, autrement dit pour notre obéissance. Si nous marchons dans le péché, la désobéissance ou selon une mauvaise compréhension de l’enseignement biblique, cela nous empêchera d’expérimenter la paix du Christ (Philippiens 4 :9).

Tout comme pour le contentement et les autres promesses de Christ que nous allons aborder prochainement, vous ne pouvez pas acquérir cette paix simplement en adoptant une attitude positive ou par du conditionnement mental. Cette paix nous est donnée, directement par l'Esprit du Christ, et vous saurez quand vous l'aurez obtenue. Avoir la paix du Christ ne signifie pas que vous n'éprouverez plus jamais de peur ou d’anxiété, mais cela signifie que vous ne resterez pas longtemps dans cet état. En focalisant votre attention sur Dieu et ses promesses, il vous gardera dans une paix parfaite.

J'entends régulièrement parler de personnes qui sont sans cesse prises au piège de l'inquiétude, de la peur et de l'anxiété, c’est-à-dire tout ce qui fait la cour de récréation du diable. Quelquefois, c’est parce qu’elles marchent dans la désobéissance. Quelquefois, c’est parce qu’elles ne font tout simplement pas confiance à Dieu. Souvent, c’est parce qu’elles n'ont pas encore pu rassembler suffisamment de preuves pour démontrer à quel point Dieu est digne de confiance, ce qui leur permettraient de lui obéir en toutes choses. Voyez-vous le paradoxe de cette situation ?

Mon cœur est en peine et brûle de frustration pour tous ceux qui n’ont pas encore trouvé cette paix. Si vous restez fidèle au Christ et si vous persévérez dans votre désir de vous former à la vie de disciple, je vous garantis qu'il changera votre cœur et qu’il vous procurera une paix telle que vous ne voudrez plus jamais vous en passer.

Traduction de l'américain : © Phil Edengarden - 2017

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Jour 06 : Portez du fruit

Christ produit-il du fruit pour le Royaume à travers moi, à partir des dons uniques qui m’ont été donnés, ou est-ce que je cours le risque d'être retranché ?

Jésus nous dit : « Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire. Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment, et il sèche; puis on ramasse les sarments, on les jette au feu, et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé. Si vous portez beaucoup de fruit, c'est ainsi que mon Père sera glorifié, et que vous serez mes disciples. » Jean 15:5-8

COMMENTAIRE :

Que de bonnes nouvelles n’y a-t-il pas dans ce passage de l’évangile ! Et, dans le même temps, que de tragiques nouvelles ! Remarquez que les versets 6 et 7 commencent tous deux avec le petit mot conditionnel «si». Nous devons choisir de demeurer en Christ pour pourvoir produire du fruit et pour ne pas être retranchés. J’ai répertorié quatre types de fruit dans les Écritures :

  1. 1. le fruit de nos lèvres (Proverbes 12:14, Matthieu 12: 33-34, Hébreux 13:15),
  2. 2. le fruit de notre comportement (Galates 5:22, Philippiens 1: 9-11)
  3. 3. le fruit des bonnes œuvres (Ephésiens 5: 9, Colossiens 1:10)
  4. 4. le fruit de l'évangélisation (Proverbes 11:30, Philippiens 1:22, Colossiens 1: 6).

Cependant, il nous est demandé de ne pas nous efforcer de produire du fruit! Notre rôle principal est de demeurer en Christ, par la foi, la dépendance quotidienne et l'obéissance. Ensuite, c’est Lui, Jésus, qui produira du fruit à travers nous. Aucune branche d’oranger ne passe sa journée à lutter et à s'efforcer de produire une orange. L'orange gonfle parce qu’elle est attachée à l’arbre. Aujourd’hui, Dieu produit souvent plus de fruits à travers moi en une seule semaine que sur une année entière du temps où je n’avais pas compris ce secret spirituel. Dieu est absolument souverain et bien plus en contrôle de tout que ce que j’avais imaginé. Il me dirige parfois vers des personnes extérieurement (par la providence ou les signes) et d'autres fois intérieurement (par la direction de l'Esprit-Saint). Je me contente de rester attentif et hop, je saute sur les opportunités lorsque celles-ci se présentent à moi. Je ne produis aucun effort personnel.

Un jour, alors que je travaillais sur ce cycle d’exhortations, je me suis senti fatigué et je suis allé chercher un café. Je me suis dirigé vers l’établissement où j’avais l’habitude de me rendre mais, à la dernière minute, j'ai tourné à droite au lieu de prendre gauche (Proverbes 16: 9) et je suis allé boire mon café à un autre endroit. J'y ai rencontré trois charmantes dames plus âgées. Avant de partir, nous nous sommes retrouvés en cercle et nous avons prié ensemble. Au moment de terminer, un homme a tapoté sur mon épaule et nous a demandé si nous voulions prier pour lui aussi, Nous avons sympathisé et j’ai appris qu’il était pris au piège d’une dépendance sexuelle depuis une vingtaine d’années. Après l’avoir discipliné durant quelques petites semaines, Dieu l'a totalement libéré !

Un faux croyant, ou un croyant qui n’arrive pas à maturité, est quelqu'un qui prétend être Chrétien mais ne manifeste ni ne produit aucun fruit en accord avec les dons spirituels qu’il a reçus et avec les moyens mis à sa disposition (1 Pierre 4:10). Si un «Chrétien» a reçu des dons spirituels mais s’il ne les utilise pas lors même qu’il est habité par le Saint-Esprit, Jésus dit qu'il occupe la terre inutilement et il encourt le danger d'être coupé (Luc 13: 7).

Tous les fruits sont produits par le Saint-Esprit, mais nous jouons un rôle essentiel en tant que branches. Nous devons connaître les enseignements de Christ et les pratiquer. De plus, il nous faut avoir la foi et le courage de saisir les opportunités qu'il nous offre! Alors il nous donne la grâce, la puissance, et des fruits plus abondants sont observables et je vous le dis, chers amis, c’est une cause de grande joie !

Traduction de l'américain : © Phil Edengarden - 2017

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Jour 07 : Soyez remplis de joie

Puis-je affirmer que ma joie est parfaite et les personnes qui m’entourent peuvent-elles l’attester ?

Jésus nous dit : « Comme le Père m'a aimé, je vous ai aussi aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, de même que j'ai gardé les commandements de mon Père, et que je demeure dans son amour. Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. » Jean 15:9-11

COMMENTAIRE :

Nous entendons souvent dire que l'amour de Dieu est inconditionnel, mais que recouvre vraiment cette réalité ? Dans l'Écriture, l'amour de Dieu est décrit comme étant conditionné par deux choses : d’une part, il y a son élection (Romains 9:13) et, d’autre part, il y a notre obéissance. Autrement dit, à tous ceux qui choisissent de l’accueillir, Dieu offre son amour sans condition. Mais Jésus affirme, par ailleurs, que le fait de demeurer dans cet amour et de pouvoir continuer à en bénéficier est entièrement conditionnel. A quoi cela sert-il d’accueillir l’amour inconditionnel de Dieu si je ne peux pas en bénéficier constamment? Pensez à la parabole du fils prodigue. Son père continuait de l’aimer sans conditions lorsqu’il s’en est allé, mais dès l’instant de son départ, il a cessé de demeurer dans cet amour et d’en bénéficier. Afin de bénéficier à nouveau de l'amour de son père, il a choisi de revenir à lui dans la repentance et l’humilité.

Afin de pouvoir demeurer dans l’amour de Dieu, il nous faut obéir à ses enseignements. La Bible est très claire à ce sujet. En Dieu, le langage de l’amour a pour nom obéissance à ses commandements. La meilleure garantie que nous ayons pour bénéficier de la présence et des bénédictions de Dieu s’obtient en lui obéissant. C’est de cette manière que notre joie peut être rendue parfaite.

Alors que nous étions en train d’étudier la Bible, un de mes amis a reconnu ne pas jouir de la même joie que moi et ne pas ressentir la présence de Dieu comme moi. Dans le fil de notre conversation, il est apparu qu’il continuait de se livrer, sur le côté, aux artifices de la pornographie. Il arrive souvent que le fait de ne pas ressentir sa présence et faire l’expérience de l’obscurité soit un effet de la miséricorde de Dieu à notre égard. C’est comme un voyant lumineux qui clignote sur le tableau de bord de notre voiture par lequel nous apprenons que quelque chose ne fonctionne pas et qu’il faut le faire réparer avant qu’il ne soit trop tard. Etes-vous en train de demeurer dans l’amour de Dieu ? Si ce n’est pas le cas, il dispose de toute la grâce dont vous ayez besoin pour vous y ramener. Il vous suffit de demander.

Traduction de l'américain : © Phil Edengarden - 2017

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Jour 08 : La prédestination

Suis-je conscient du fait que personne ne peut croire en Jésus si le Père ne lui a d’abord ouvert les yeux du cœur ?

Plusieurs de ses disciples, après l'avoir entendu, dirent: Cette parole est dure; qui peut l'entendre? Jésus, sachant en lui-même que ses disciples murmuraient à ce sujet, leur dit: Cela vous scandalise-t-il? Et si vous voyez le Fils de l'homme monter où il était auparavant?... C'est l'esprit qui vivifie; la chair ne sert de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie. Mais il en est parmi vous quelques-uns qui ne croient point. Car Jésus savait dès le commencement qui étaient ceux qui ne croyaient point, et qui était celui qui le livrerait. Et il ajouta: C'est pourquoi je vous ai dit que nul ne peut venir à moi, si cela ne lui a été donné par le Père. Dès ce moment, plusieurs de ses disciples se retirèrent, et ils n'allaient plus avec lui. Jean 6:60-66

COMMENTAIRE :

Les paroles de Jésus sont pleines de puissance, mais certains faux-disciples ont choisi de lui faire défection. Les motivations qui les avaient conduites à Jésus étaient charnelles ; cela n’avait rien à voir avec une quelconque reconnaissance de la vérité concernant leur péché et leur besoin désespéré d’être sauvés de la condamnation subséquente.

Dès lors que l'enseignement de Jésus se fit plus dur et qu’il y eut menace de persécution, ils s’éloignèrent de lui, à l’instar de la 3ème semence dont il est question en Matthieu 13:21.

Le passage de l’évangile selon Jean que nous avons cité plus haut, ainsi que les textes du Nouveau Testament qui lui sont apparentés, mettent clairement en évidence le fait que Dieu doit nous poursuivre avant que nous puissions nous mettre à sa suite. Nous pouvons parler de Jésus à quelqu’un jusqu’à ce que nous en ressentions de l’épuisement (et franchement, nous ne devrions pas ménager nos efforts dans ce sens), mais tant que Dieu n’a pas décidé d’ouvrir les yeux du cœur de cette personne, ou bien nos paroles iront échouer dans les oreilles d’un sourd, ou bien cette personne se tournera vers Jésus pour des motifs erronés.

Si vous avez reçu des yeux pour voir, soyez-en reconnaissants. Et puissiez-vous ne pas porter de jugement à l’encontre de ceux dont Dieu n’ouvrira peut-être jamais les yeux (Romains 9: 10-23). Certaines personnes ont un véritable problème avec cette idée de la prédestination, parce que cela ne colle pas avec nos esprits charnels. Il se peut que cela soit difficile à comprendre, mais il nous est demandé de faire confiance à la Parole de Dieu et, par conséquent, à ce qui est dit au sujet de la souveraineté de Dieu en la matière. Il se pourrait que la prédestination ne soit rien d'autre qu’une expression de l'omniscience de Dieu, qui, depuis l’éternité, peut connaître le futur et, par conséquent, savoir déjà qui choisirait de revenir à Lui et qui choisirait de ne pas le faire (voyez le verset 64 du texte de Jean que nous avons lu tout à l’heure).

Par-dessus tout, nous devons permettre aux Écritures de façonner notre vision des voies de Dieu, plutôt que d'essayer de les modeler pour qu'elles correspondent à l’idée que nous nous en faisons. Notons que seul Dieu sait qui est prédestiné ; dès lors, nous devrions agir comme si tout le monde l’était et partager le Christ à tout le monde et en toutes occasions !

Traduction de l'américain : © Phil Edengarden - 2017

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Jour 09 : L’humilité des tout-petits 1/2

Suis-je dans la même attitude d’humilité et de dépendance vis-à-vis de Dieu que les petits enfants qui dépendent de leurs parents ?

A cet instant, les disciples s'approchèrent de Jésus, et dirent: Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux? Jésus, ayant appelé un petit enfant, le plaça au milieu d'eux, et dit: Je vous le dis en vérité, si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n'entrerez pas dans le royaume des cieux. C'est pourquoi, quiconque se rendra humble comme ce petit enfant sera le plus grand dans le royaume des cieux.» Matthieu 18:1-4

COMMENTAIRE :

Aux antipodes de l'humilité, l’orgueil est, à ce jour, le plus grand géant que j'aie jamais rencontré. Je l'ai combattu durant de nombreuses années de ma vie adulte. Au début de l’année 2010, désireux de remporter la victoire contre ce géant, j'ai demandé au Seigneur de me montrer la racine des problèmes de l'homme. De nombreux pasteurs ont enseigné que la racine du problème se situe au niveau de l'égoïsme, mais j'ai dit: « Seigneur, cela me semble être rien de plus qu’une conséquence. Alors, quelle est la cause sous-jacente ? »

Tout à coup, les naissances de chacun de mes cinq enfants ont défilé dans mon esprit. Je revoyais ce qui s'était passé lorsque leur cordon ombilical avait été coupé et que les enfants avaient été séparés de leur mère. Ils ont tous crié sous l’effet d’une grosse panique. C'était comme s’ils criaient tout à coup de manière subconsciente : « Qui va s'occuper de moi maintenant ? Qui va me garder au chaud ? Qui va me protéger ? Qui va me nourrir ? Qui va m’aimer à présent ? Leurs peurs et leurs cris ne provenaient pas de l'égoïsme; Cela venait d'une insécurité profonde, qui résultait du fait d’être soudain coupé de la seule source de vie qu’ils n’avaient jamais connue. Ensuite, mon esprit me ramena au jardin d'Eden, où Dieu m'a permis de voir que le péché d'Adam et Eve nous a concrètement coupés du sens et de la source de notre vie. De manière essentielle, nos cordons ombilicaux spirituels ont tous été coupés. Il en résulte une insécurité profonde, qui nous fait tous mal depuis que le péché nous a séparés de notre Père. Nous aussi, nous grandissons subconsciemment en criant: « Qui va m'aimer et m'accepter? » Tant que nous n’avons pas éprouvé personnellement la proximité de Christ, ces cris continuent même pour les « Chrétiens ».

Lorsque mes jumelles, Ashley et Kaley, sont nées, elles ont été placées dans des lits d'incubation séparés pour examen. Elles étaient prématurées et il y avait des infirmières de tous les côtés ; je ne pouvais donc pas rester auprès d’elles à tout moment. Ashley, la plus âgée, a commencé à crier comme une hystérique. Depuis le bout de la pièce où je me trouvais, j'ai essayé de lui parler pour la calmer mais ça ne marchait pas. Ses cris désespérés ont continué et on m’a finalement invité à la rejoindre. Avec la caméra vidéo en main, je me suis dirigé vers un visage rouge comme une betterave et des cris de panique à vous percer les tympans. J’ai posé mon visage tout près du sien et lui ai dit que papa était là, maintenant, et que tout allait bien. Elle s’est tournée vers moi et ses hurlements ont cessé instantanément. Elle avait entendu ma voix dans la pièce, mais à présent, elle faisait l’expérience de ma présence de tout près. Cela n’a pas seulement apporté du réconfort à mon enfant, mais cela m’a apporté du réconfort à moi, et je me suis senti honoré qu’elle se tourne vers moi pour lui apporter la sécurité. A présent, je sais pourquoi Dieu se réjouit de notre humilité et pourquoi il méprise notre orgueil.

Comme adultes, tant que nous ne sommes pas réconciliés avec Dieu par la puissance du Saint-Esprit, tout ce que nous mettons en place pour combler le manque d’amour et d'acceptation s’apparente à de l’orgueil.

J'ai entendu un pasteur affirmer que l’orgueil consiste à comparer mes points forts à vos points faibles, dans le but de faire valoir ma supériorité sur vous. Tant que nous ne trouvons pas notre identité en Christ, nous essayons de nous faire valoir, en nous élevant au-dessus des autres. Cela, je l'ai fait pendant des années, en raison de mon sentiment d’insécurité et de mon manque d’assurance. Cela marchait tant que j’avais l’impression d’y trouver l’amour et l’acceptation que je recherchais mais c’était artificiel. Et aux yeux de Dieu, c'était carrément mal. Pourquoi? Parce que Dieu nous a créés pour trouver notre amour et notre véritable valeur en Lui, non pas indépendamment de Lui.

« L'humilité, nous dit Andrew Murray, consiste en une entière dépendance vis-à-vis de Dieu et est, dans l’ordre des choses, le premier devoir et la plus haute vertu de l'homme. »

L'humilité a été la clé d’accès par laquelle j’ai pu trouver un profond sentiment de sécurité et la joie en Christ. Quand Il vous regarde depuis le Ciel, vous voit-il comme autosuffisant comme je l’été si longtemps ou comme dépendant humblement de Lui?

Traduction de l'américain : © Phil Edengarden - 2017

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Jour 10 : L’humilité des tout-petits 2/2

Mon attitude est-elle pharisaïque ou suis-je en mesure de reconnaître que, comme tout autre homme tiré de la poussière du sol, il n’y a rien de bon en moi si ce n’est l’Esprit de Christ ?

Il dit encore cette parabole, en vue de certaines personnes se persuadant qu'elles étaient justes, et ne faisant aucun cas des autres: Deux hommes montèrent au temple pour prier; l'un était pharisien, et l'autre publicain. Le pharisien, debout, priait ainsi en lui-même: O Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont ravisseurs, injustes, adultères, ou même comme ce publicain; je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tous mes revenus. Le publicain, se tenant à distance, n'osait même pas lever les yeux au ciel; mais il se frappait la poitrine, en disant: O Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur. Je vous le dis, celui-ci descendit dans sa maison justifié, plutôt que l'autre. Car quiconque s'élève sera abaissé, et celui qui s'abaisse sera élevé.» Luc 18:9-14

COMMENTAIRE :

Un jour, alors que j’étais en train de me promener dans les bois, j’ai demandé au Seigneur de m’aider à régler un conflit intérieur. « Seigneur, lui ai-je dit, je sais que ta Parole dit que je suis censé voir les autres croyants comme étant meilleurs que moi (Philippiens 2: 3), mais comment faire pour voir réellement tous ces gens qui m’entourent comme au-dessus de moi alors que la plupart d’entre eux ne t’aiment ni ne t’obéissent autant que moi ? Comment faire pour me voir comme inférieur à tous ces croyants qui sont tièdes et désobéissants ? » Quelques instants plus tard, Dieu m'a rappelé le verset 2 Corinthiens 4: 7 et m’a fait comprendre que chacun de ses enfants est comme un vase d’argile fabriqué à partir de la même terre glaise ; la qualité de la matière première de l’un n’est pas meilleure que la qualité de la matière première de l’autre. Il m’a montré qu’au départ, avant-même que son Esprit habite en nous, nos vases d’argile étaient tous remplis du charbon de notre péché, des mensonges du diable et de l'esprit du monde. Nous étions tous au même niveau et nous ne pouvions rien faire pour modifier notre condition déplorable. Cependant, dès qu'une personne reconnaît la nécessité de nettoyer son vase, elle peut, par la repentance et par la foi, déverser au-dehors toute cette saleté contenue en elle. Christ peut alors commencer à nettoyer notre vase avec l'eau claire de sa Parole et de son Esprit. Dieu m'a permis de voir que nous sommes tous égaux à cet égard, et que nous sommes tous invités à évacuer la saleté contenue dans nos vases, mais personne n’a la faculté de le nettoyer ou de le remplir à nouveau en-dehors de Lui.

Quand un homme choisit humblement d'être lavé et purifié, il n'a rien fait de plus que ce que tout autre Chrétien peut décider d’entreprendre. Même lorsque son vase est entièrement nettoyé et est plus propre que d’autres vases, il n’a aucun mérite. Dieu m'a montré que je suis un vase sale et sans aucune valeur, et qu’il n'y a vraiment rien de bon en moi en dehors de Lui. Si, comme le ferait un pharisien, j'essaie de faire valoir du mérite ou de tirer de la gloriole pour un quelconque bien rendu visible en mon cœur ou dans ma vie, je me rends coupable, soit de voler la gloire qui appartient à Dieu, soit de tendre à la justification indépendamment de l'Esprit de Christ.

Enfin, Dieu m'a montré que, si nous choisissons de veiller à ce que notre vase se laisse remplir plus que ne le font certains autres, cela ne nous rend pas, pour autant, meilleurs qu’eux, mais juste un peu plus riches…

Videz totalement votre vase, soyez remplis de Christ et vous serez plus riches!

Traduction de l'américain : © Phil Edengarden - 2017

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Jour 11 : Repentance et baptême

Me suis-je vraiment détourné de mon péché et ai-je été baptisé en Christ, afin d’hériter un jour de la vie éternelle ?

Après que Jean eut été livré, Jésus alla dans la Galilée, prêchant l'Evangile de Dieu. Il disait: Le temps est accompli, et le royaume de Dieu est proche. Repentez-vous, et croyez à la bonne nouvelle. Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné.» Marc 1 :14-15

COMMENTAIRE :

Repentez-vous ? Cette expression agressive, vous ne l’entendrez pas souvent dans la plupart des églises contemporaines, alors qu’elle figure au premier rang du message de l’évangile qu’ont proclamé publiquement Jean-le-Baptiste et Jésus-Christ : Repentez-vous ! Le véritable évangile commence par la compréhension de notre condition pécheresse et notre besoin désespéré de pardon. Si vous êtes passés au-dessus de cette étape parce que les membres de votre congrégation étaient trop mous pour vous dire la vérité, il se peut que vous soyez venus à Christ pour les mauvaises raisons et, à la fin, cela sera compté pour rien. Même venir à Christ parce que vous désirez l'amour du Père est corrompu à ses yeux si vous n’avez pas compris qu'il faut avant tout être pardonné. Dieu n'a pas envoyé Jésus dans le but premier de nous embrasser sur la joue et de se montrer aimable et adorable. Il a envoyé Jésus avant tout pour nous sauver de la damnation éternelle de l’enfer qui nous aurait séparés de Lui à tout jamais. Alors seulement nous pouvons être réconciliés avec Lui dans l’amour et l’Esprit.

Au baseball, si vous parcourez, en les touchant, toutes les bases jusqu’à l’arrivée mais que vous avez oublié de toucher la base du départ avant de vous mettre à courir, vous êtes disqualifiés ! La base du départ avec Dieu est la repentance. La repentance ce n'est pas juste se sentir désolé pour les péchés qu’on a commis. Le regret sincère doit conduire à la repentance. Il s’agit de se détourner délibérément et radicalement du péché, et de se tourner résolument vers Dieu ; cela implique un changement au niveau de ses valeurs morales et de ses actions. Lorsque nous nous repentons, Christ nous offre le pardon de nos péchés passés et efface notre dette spirituelle envers Dieu. Christ nous revêt alors de la puissance de son Esprit, ce qui nous évite de nous installer encore dans un quelconque péché. Il se peut que nous puissions encore tomber occasionnellement dans un péché, mais nous éprouverons de la haine pour ce péché. Nous ne pourrons pas continuer à vivre dans le péché si nous sommes vraiment nés d’en-haut et si nous n'avons pas endurci notre conscience par des rébellions répétées.

En ce qui concerne le baptême, mon conseil est de ne pas se laisser piéger dans tous ces débats au sujet du bon larron en croix, au sujet des personnes qui se convertissent in extremis sur leurs lits de mort, et de savoir si le baptême est absolument nécessaire au salut ou non. Au lieu de cela, faites-le, tout simplement ! Si Jésus Lui-même a voulu être plongé dans l'eau, a plus forte raison devons-nous être, nous aussi, plongés dans l’eau (Matthieu 3:15). Par le baptême, nous exprimons concrètement notre volonté de mourir au péché et à nous-mêmes, nous professons notre foi en Jésus-Christ et notre besoin vital de nous laisser laver par Lui qui nous relève et nous remplit de son Esprit pour nous permettre de mener désormais une vie nouvelle en Lui.

Notons qu’une personne peut être baptisée au nom de Jésus par n’importe quel autre vrai disciple de Christ, pas seulement par des pasteurs ou par des responsables d'Église.

Traduction de l'américain : © Phil Edengarden - 2017

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Jour 12 : Le pardon de Dieu 1/2

Ai-je compris qu'il n'y a aucun péché que Dieu ne pardonnera pas, si ce n’est le blasphème contre le Saint-Esprit?

Les pharisiens, ayant entendu cela, dirent: Cet homme ne chasse les démons que par Belzébul, prince des démons. Comme Jésus connaissait leurs pensées, il leur dit: Tout royaume divisé contre lui-même est dévasté, et toute ville ou maison divisée contre elle-même ne peut subsister. Si Satan chasse Satan, il est divisé contre lui-même; comment donc son royaume subsistera-t-il? Et si moi, je chasse les démons par Belzébul, vos fils, par qui les chassent-ils? C'est pourquoi ils seront eux-mêmes vos juges. Mais, si c'est par l'Esprit de Dieu que je chasse les démons, le royaume de Dieu est donc venu vers vous. Ou, comment quelqu'un peut-il entrer dans la maison d'un homme fort et piller ses biens, sans avoir auparavant lié cet homme fort? Alors seulement il pillera sa maison. Celui qui n'est pas avec moi est contre moi, et celui qui n'assemble pas avec moi disperse. C'est pourquoi je vous dis: Tout péché et tout blasphème sera pardonné aux hommes, mais le blasphème contre l'Esprit ne sera point pardonné. Quiconque parlera contre le Fils de l'homme, il lui sera pardonné; mais quiconque parlera contre le Saint Esprit, il ne lui sera pardonné ni dans ce siècle ni dans le siècle à venir.» Matthieu 12 :24-32

COMMENTAIRE :

Remarquez ces mots aussi étonnants qu’incroyables du verset 31 : « tout péché et tout blasphème sera pardonné aux hommes ... » Cela signifie qu’à l’exception du blasphème contre le Saint-Esprit, il n'y a aucun péché assez grave que pour ne pas être pardonné par Dieu. A cause de tout ce qu’ils ont commis, beaucoup de gens ont des difficultés à croire que Dieu pourrait leur pardonner. Mon expérience personnelle atteste qu'il le peut : de fait, alors que je n’avais encore que 20 ans, j'ai volontairement conduit ma petite amie (qui, par la suite, est devenue mon épouse) à la clinique des avortements, où j’ai donné mon consentement pour qu’elle se débarrasse de ce qui s’est avéré être des jumeaux. Aux yeux de Dieu, cela a fait de moi un meurtrier et, pire encore, un meurtrier de petits bébés innocents. Je mérite l'enfer pour des choses bien moins graves que cela, mais Dieu m'a pardonné pour ce péché lamentable et pour mon ignorance ; je Lui en suis infiniment reconnaissant. Par un effet étonnant de la grâce de Dieu, j’ai rejoint les rangs d'autres meurtriers qui sont devenus ministres, comme Moïse, le roi David et Paul (Paul a consenti à des meurtres). J'ai été pardonné pour beaucoup et donc je l'aime beaucoup (Luc 7:47).

En ce qui concerne le péché impardonnable, les Pharisiens ont accusé Jésus d’expulser des démons par les pouvoirs de Satan. Blasphémer contre le Saint-Esprit revient à dire du mal de Lui ou à Lui attribuer du mal. Par peur de violer cet avertissement de Jésus, de nombreux Chrétiens n’osent pas dénoncer certaines soi-disant motions du Saint-Esprit ou certains faux enseignements. Mais cela revient à passer d’un extrême à l’autre et à violer d’autres avertissements comme, par exemple, Matthieu 7: 15-20, Matthieu 24:11, 1 Jean 4: 1, 1 Timothée 4: 1, 2 Corinthiens 11: 4. Les pharisiens, à qui s’adresse cet avertissement, détestaient Jésus et agissaient de manière malicieuse à son encontre. Pour notre part, nous ne haïssons pas Jésus ; il est donc sage et il est même attendu de nous que nous exercions un certain discernement en éprouvant les esprits et cela afin de ne pas nous laisser duper.

Il y a plusieurs années, certaines personnes se sont mises à dénoncer ouvertement les faux enseignements du pasteur Benny Hinn, suite à quoi ce dernier a déclaré devant des caméras qu'il aurait souhaité disposer d’une « mitraillette du Saint-Esprit » afin de pouvoir pulvériser tous ses détracteurs. Il a également prononcé ces paroles : « Je maudis quiconque dit du mal de mon ministère ». Cela ressemble-t-il à des choses que Jésus, Pierre, Jean, Paul, Spurgeon, Bunyan, Murray, ou Tozer auraient pu dire ? Nous ne devons pas présupposer que chaque « mouvement » qui se réclame du Saint-Esprit soit réellement de l’Esprit ou que tout homme qui prétend aimer et parler au nom de Jésus soit réellement un véritable homme de Dieu (2 Corinthiens 11, 3-4 &13-15). De nos jours, une multitude d’esprits trompeurs se sont introduits dans l'Église. Mais rappelez-vous que nous disposons de la faculté de reconnaître les loups, même s'ils portent des vêtements de moutons. Voici comment: à leurs fruits…

Traduction de l'américain : © Phil Edengarden - 2017

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Jour 13 : Le pardon de Dieu 2/2

Est-ce que je me rends compte de combien Dieu m'a pardonné et m'a sauvé de la condamnation éternelle?

Un pharisien pria Jésus de manger avec lui. Jésus entra dans la maison du pharisien, et se mit à table. Et voici, une femme pécheresse qui se trouvait dans la ville, ayant su qu'il était à table dans la maison du pharisien, apporta un vase d'albâtre plein de parfum, et se tint derrière, aux pieds de Jésus. Elle pleurait; et bientôt elle lui mouilla les pieds de ses larmes, puis les essuya avec ses cheveux, les baisa, et les oignit de parfum. Le pharisien qui l'avait invité, voyant cela, dit en lui-même: Si cet homme était prophète, il connaîtrait qui et de quelle espèce est la femme qui le touche, il connaîtrait que c'est une pécheresse.
Jésus prit la parole, et lui dit: Simon, j'ai quelque chose à te dire.
-Maître, parle, répondit-il.
- Un créancier avait deux débiteurs: l'un devait cinq cents deniers, et l'autre cinquante. Comme ils n'avaient pas de quoi payer, il leur remit à tous deux leur dette. Lequel l'aimera le plus?
Simon répondit: Celui, je pense, auquel il a le plus remis.
Jésus lui dit: Tu as bien jugé.
Puis, se tournant vers la femme, il dit à Simon: Vois-tu cette femme? Je suis entré dans ta maison, et tu ne m'as point donné d'eau pour laver mes pieds; mais elle, elle les a mouillés de ses larmes, et les a essuyés avec ses cheveux. Tu ne m'as point donné de baiser; mais elle, depuis que je suis entré, elle n'a point cessé de me baiser les pieds. Tu n'as point versé d'huile sur ma tête; mais elle, elle a versé du parfum sur mes pieds. C'est pourquoi, je te le dis, ses nombreux péchés ont été pardonnés: car elle a beaucoup aimé. Mais celui à qui on pardonne peu aime peu.
Et il dit à la femme: Tes péchés sont pardonnés.
Ceux qui étaient à table avec lui se mirent à dire en eux-mêmes: Qui est celui-ci, qui pardonne même les péchés?
Mais Jésus dit à la femme: Ta foi t'a sauvée, va en paix. » Luc 7:36-50

COMMENTAIRE :

Ce passage réduit à néant les conceptions religieuses de la plupart des églises actuelles. Voici qu’une vilaine pécheresse vient d’être aimée, justifiée par Christ, en-dehors de tous les rituels religieux, des affiliations confessionnelles, des traditions, des prières du pécheur, des appels au-devant de l'autel, des mains levées, etcétéra. Pour autant qu'on le sache, elle n'a même pas avoué ses péchés, demandé le pardon avec des mots. Mais elle n'avait pas à le faire parce que ses actions en disaient plus long que ne l’eussent fait des mots : « Je suis coupable de péché, Jésus, et j’ai désespérément besoin de ton pardon, et j'ai vu que tu avais pardonné d'autres personnes comme moi, et je sais que tu es le Sauveur, et je me tourne vers toi, et je me détourne de mon péché. »

N’avez-vous pas, vous aussi, le désir de conformer votre vie, aux exigences d’amour contenues dans les évangiles ? Votre désir d’obéir à Dieu est-il trop faible? Sachez que si vous manquez d’obéissance, vous manquez d’amour. Si vous manquez d’amour, c’est parce que vous manquez de miséricorde et de pardon. Si vous manquez de pardon, vous manquez de repentir. Si vous manquez de repentir, vous manquez de crainte de Dieu. Si vous manquez de crainte de Dieu, vous êtes peut-être sous la coupe de faux-enseignements et vous manquez de connaissance de la Parole de Dieu.

Pour résoudre tous ces problèmes, dépêchez-vous de lire l’intégralité du livre de l'Apocalypse. Ne vous demandez plus en quoi consiste cette mystérieuse bénédiction qui a été promise à quiconque lit ce livre et dont il est question au verset 3 du premier chapitre : il s’agit ni plus ni moins de la crainte de Dieu. Or, la crainte de Dieu est LA bénédiction qui ouvre la porte à toutes les autres. Vous ne me croyez pas ? Dans ce cas, observez simplement la masse de résistance et la quantité de distractions qui vont s’abattre sur vous dès l’instant où le diable aura perçu fut-ce votre intention de lire ce livre puissant.

Traduction de l'américain : © Phil Edengarden - 2017

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Jour 14 : La joie d’une consécration absolue

Si je devais me présenter à la barre d’un tribunal céleste, ma vie présenterait-elle suffisamment d’indices pour prouver que je suis un serviteur entièrement consacré au Seigneur Jésus?

Alors Jésus dit à ses disciples: Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il se charge de sa croix, et qu'il me suive. Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la trouvera. Et que servirait-il à un homme de gagner tout le monde, s'il perdait son âme? ou, que donnerait un homme en échange de son âme? Car le Fils de l'homme doit venir dans la gloire de son Père, avec ses anges; et alors il rendra à chacun selon ses œuvres.» Matthieu 16:24-27

COMMENTAIRE :

Avec humilité et détermination, j’ai demandé au Seigneur de donner une réponse à la question suivante : « Seigneur, pourquoi la consécration de nos vies et de tout ce que nous possédons est-elle aussi importante pour toi ? Et faut-il vraiment que nous renoncions à tout et soyons concrètement prêts à tout perdre ? »

Aussitôt, une image s’est imposée à mon esprit : j’ai vu un jeune marié qui venait de trouver, dans un tiroir de la chambre à coucher, la bague sertie d’un diamant qui avait servi, dans le passé, aux fiançailles de son épouse avec une autre personne que lui. Il se sentait blessé et se demandait à quel besoin particulier l’autre candidat pouvait encore répondre tandis que lui, le jeune marié, ne pouvait visiblement pas le combler.

Dieu m’a rappelé qu’il considère tout les biens que nous avons acquis avant notre conversion comme autant de choses qui proviendraient d’un fiancé ou d’une fiancée du passé. Et il est jaloux, d’autant plus qu’il a donné sa vie pour nous avoir. Par conséquent, il attend que nous lui donnions notre vie et renoncions à tout. Mais cela ne signifie pas, pour autant, qu’il nous faille obligatoirement tout jeter par les fenêtres et nous retrouver sur la paille.

Dans l’image que j’ai reçue, le jeune-homme se mit ensuite à interroger son épouse au sujet de cette bague de fiançailles. Elle lui répondit : « Oh, chéri, je comprends ce que tu peux ressentir. En fait, cette bague n’a plus aucune valeur sentimentale ; je l’ai juste gardée afin de la vendre le jour où nous aurions besoin d’argent. Mon cœur n’appartient qu’à toi. Fais de cette bague ce qui te paraîtra être le plus adapté à notre situation.» Le jeune époux, voyant que la jeune-femme lui était entièrement dévouée, lui répondit : « D’accord, conservons cette bague pour parer aux besoins du ménage, comme tu l’avais prévu. »

Voyez-vous, cette femme aurait pu se séparer de l’objet en le donnant à son époux mais en continuant de le garder présent dans son cœur. Cela, ce n’est pas du renoncement véritable, motivé par l’amour qu’il convient de porter à son conjoint.

Dieu demande que nous déposions de son côté de la table, tout ce que nous avons, tant sur le plan matériel que dans le domaine des relations humaines, avec une pleine confiance en Lui et un cœur totalement détaché de toutes ces choses que nous Lui abandonnons, en Lui laissant la liberté de nous rendre ce qui Lui semblera bon. Il se peut qu’il garde tout pour Lui, tout comme il se peut qu’il ne garde rien ou qu’une partie de ce que nous avons déposé devant Lui. Mais nous en remettre à Lui totalement est la seule manière de plaire au Seigneur et de répondre concrètement à son amour pour nous.

Dieu nous a donné la possibilité de choisir librement. De fait, nous devons choisir d’accorder notre volonté à la sienne. Il arrive, en de rares circonstances, que Dieu force cette liberté, comme dans le cas d’Abimelek (Genèse 20 :3-7) ou de Paul (Actes 9 :1-6). Mais en-dehors de ces quelques exceptions, Dieu nous laisse toujours libres de nos choix et ce n’est pas dans ses habitudes de forcer notre propre volonté. Au contraire, il nous invite à choisir de faire sa volonté. Considérer les souffrances qu’il a endurées pour nous et les bénédictions qu’il nous accorde peuvent nous inciter à faire ce choix. Mais nous forcer la main ne correspond pas à la manière de faire de Dieu.

Faut-il rappeler que chaque aspect de notre vie que nous n’abandonnons pas à Dieu, que toutes ces choses que nous ne voulons pas qu’il prenne, constitue un obstacle à notre relation à Dieu et provoque en nous un conflit inéluctable ? De fait, nous savons très bien, au fond de nous-mêmes, que cela revient à exercer notre liberté de choix contre la Sienne. Autrement dit, cela nous met en conflit à l’encontre de la volonté de Dieu. D’autant plus que nous savons plus ou moins consciemment que, ce faisant, nous allons passer à côté de ce que Dieu réserve de meilleur pour nos vies.

Rappelons-nous que ce que Dieu nous demande, ce n’est pas de tout laisser tomber mais de faire un échange.

Connaissez-vous ce chant composé par Cyrus S. Nusbaum intitulé « His Way With Thee » ? En voici une traduction :

Voudrais-tu vivre pour Jésus, et être toujours pur et bon? Veux-tu marcher avec lui en ne t’écartant pas du droit chemin ? Veux-tu qu’il porte ton fardeau, qu’il se charge de ta cargaison ? Laisse-Le faire comme bon Lui semble avec toi.
Veux-tu qu’il te libère et te rende capable de répondre son appel? Veux-tu connaître la paix qui vient en donnant tout? Veux-tu qu’il te sauve, de sorte que jamais tu ne chutes ? Laisse-Le faire comme bon Lui semble avec toi.
Veux-tu trouver, dans son royaume, un havre de repos permanent ? Veux-tu la preuve qu’il dit vrai en passant le test de la Providence ? Veux-tu travailler toujours du mieux que tu peux à son service ? Laisse-Le faire comme bon Lui semble avec toi.
Sa puissance peut faire de toi ce que tu devrais être; Son sang peut purifier ton cœur et te rendre parfaitement libre ; Son amour peut remplir ton âme, et faire en sorte que tu voies. Le mieux, pour Lui, c’est de pouvoir faire comme bon Lui semble avec toi.

Traduction de l'américain : © Phil Edengarden - 2017

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Jour 15 : Ne te défausse pas avec Dieu

Ai-je compris que je ne peux pas me défausser avec Dieu et que je serai récompensé pour chacun des sacrifices que j’aurai faits pour suivre Jésus ?

Pierre se mit à lui dire; Voici, nous avons tout quitté, et nous t'avons suivi Jésus répondit: Je vous le dis en vérité, il n'est personne qui, ayant quitté, à cause de moi et à cause de la bonne nouvelle, sa maison, ou ses frères, ou ses sœurs, ou sa mère, ou son père, ou ses enfants, ou ses terres, ne reçoive au centuple, présentement dans ce siècle-ci, des maisons, des frères, des sœurs, des mères, des enfants, et des terres, avec des persécutions, et, dans le siècle à venir, la vie éternelle » Marc10 : 28-30

COMMENTAIRE :

Quelquefois, alors que nous suivons Jésus, Il dirige nos pas sur des sentiers qui sont impraticables si nous ne nous défaisons pas de certaines choses qui font partie de notre quotidien. Il arrive donc qu’il nous soit demandé de quitter un emploi, une entreprise, voire-même notre famille pendant un certain temps. Cela peut être assez effrayant et pénible mais Dieu nous promet de grandes récompenses si nous avons la foi de suivre ses indications.

Jamais je n’oublierai le 29 mai 2011. A cause de la procédure de divorce que mon épouse avait engagée contre moi, j’étais en train de tout perdre et il me fallait retourner vivre chez mes parents. Au fur et à mesure que je parcourais les 965 kilomètres qui allaient désormais me séparer de mes enfants, alors que j’étais en train de rouler sur une autoroute avec, dans la voiture, tout ce qui m’appartenait, je me souviens d’avoir demandé à Dieu en pleurant : « Seigneur, est-ce là ta volonté, que je doive laisser mes enfants derrière moi ? Et que je doive les laisser affronter cette situation sans que je puisse les soutenir, comment cela se peut-il ? » Dieu a parlé à mon cœur de façon claire et évidente : « Fais-moi confiance », m’a-t-il dit. Pas un mot de plus.

Il ne m’a pas dit : « Je vais te couper de tout ce que tu as connu jusqu’à présent et cela afin de t’enseigner comment marcher avec moi et entendre ma voix au-dessus de toutes les autres. » Il ne m’a pas dit : « Je vais t’enseigner mes voies et te parler personnellement chaque jour, en te donnant des indications très claires en ce qui concerne les objectifs que je voudrais que tu atteignes. » Il ne m’a pas dit : « Tu vas devenir un meilleur père pour tes enfants et un meilleur époux pour celle que je te destinerai en faisant de toi un meilleur fils pour moi. » Il ne m’a pas dit : « La dureté de cœur de tes ennemis sera comme une torche de feu purificateur entre mes mains, que je vais utiliser pour brûler tout ce qui, dans ta vie, est en travers de ma route. » Il ne m’a pas dit, non plus : « Je vais te faire passer du stade qui consiste à connaître des choses à mon sujet à cet état qui consiste à me connaître, moi, et cela de façon bien plus évidente que tu aurais jamais pu le rêver ou l’imaginer. » Il ne m’a pas dit : « Je vais te procurer le repos, la paix, le contentement comme tu n’en as jamais connus jusqu’ici. Et je te préviendrai des dangers. Tu vas trouver ton plein épanouissement en moi, indépendamment des circonstances extérieures. Et tu me remercieras davantage pour avoir permis ces souffrances en ton âme que pour avoir fait ce qu’il fallait pour les éviter.» Il n’a rien dit de toutes ces choses. Et Il n’a certainement pas dit : « Un jour, je vais racheter cette expérience et l’utiliser pour encourager d’autres enfants que j’aime, je vais faire en sorte que cela serve à ma gloire, et tout ceci à la seule condition que tu choisisses de m’obéir. En fait, tu auras un jour beaucoup de frères et sœurs de par le monde. Tu vas même écrire un livre, qui va inspirer à d’autres personnes le désir de me suivre en vérité.»

Il ne m’a dit aucune de ces choses, mais elles se sont toutes réalisées. Il m’a fallu accepter de marcher dans l’obscurité totale, par la foi, avant de voir l’accomplissement des promesses de Dieu pour ma vie. Si nous sommes appelés à vivre séparés de ceux que nous aimons, nous pouvons être certains que Dieu a de bonnes raisons de l’exiger et, plutôt que de nous fier à notre entendement humain, nous pouvons nous en remettre à Lui avec pleine confiance. Ne permettez pas à la peur de perdre ce que vous avez qu’elle domine sur vous et qu’elle vous vole tout ce que Dieu réserve pour votre vie. Je peux vous garantir ceci : Il sera avec vous à chaque fois qu’Il vous demandera de sacrifier quelque chose pour Lui.

Traduction de l'américain : © Phil Edengarden - 2017

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Jour 16 : Quand obéir à Dieu blesse notre parenté

Puis-je témoigner par ma vie que j’aime Jésus plus que moi-même et ma famille?

De grandes foules faisaient route avec Jésus. Il se retourna, et leur dit: Si quelqu'un vient à moi, et s'il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, et ses soeurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple. Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suit pas, ne peut être mon disciple. Car, lequel de vous, s'il veut bâtir une tour, ne s'assied d'abord pour calculer la dépense et voir s'il a de quoi la terminer, de peur qu'après avoir posé les fondements, il ne puisse l'achever, et que tous ceux qui le verront ne se mettent à le railler, en disant: Cet homme a commencé à bâtir, et il n'a pu achever? Ou quel roi, s'il va faire la guerre à un autre roi, ne s'assied d'abord pour examiner s'il peut, avec dix mille hommes, marcher à la rencontre de celui qui vient l'attaquer avec vingt mille? S'il ne le peut, tandis que cet autre roi est encore loin, il lui envoie une ambassade pour demander la paix. Ainsi donc, quiconque d'entre vous ne renonce pas à tout ce qu'il possède ne peut être mon disciple.» Luc 14 : 25-33

COMMENTAIRE :

Dans ce passage, Jésus ne nous demande pas de haïr activement notre famille, pas plus qu’il ne nous demande, en Matthieu 5:29, de nous arracher concrètement un œil. Comme il le fait souvent pour mettre en évidence une recommandation très importante, il utilise ce qu’en grammaire on appelle une hyperbole. Dans ce contexte, haïr n’est donc pas à prendre au sens littéral mais signifie qu’il faut exercer du détachement afin d’être totalement disponible pour obéir à Dieu. Ce que Jésus nous rappelle, c’est que ses commandements sont prioritaires et qu’ils doivent passer avant ceux des autres personnes. Nous devons apprendre à aimer nos familles et nos propres vies un peu moins et apprendre à L’aimer, Lui, beaucoup plus. C’est de l’ordre du sacrifice et, pour cette raison, Jésus nous demande d’en évaluer le coût. Il nous a créés pour Lui et nous Lui devons notre existence toute entière, ainsi que notre entier dévouement, même si cela occasionne de la peine aux êtres chers qui nous entourent et que nous aimons ou si cela engendre des conflits avec ces mêmes personnes. Cette recommandation exclut évidemment les enfants, qui doivent se soumettre à l’autorité de leurs parents, sauf si ces derniers leur imposent de perpétrer le mal.

Quand mon épouse m’a quitté, Dieu m’a demandé de lui tendre l’autre joue, de congédier mon avocat et de me confier en Lui seul pour qu’il assure ma défense au tribunal. Les indications que j’ai reçues de sa part à ce sujet étaient très claires. Mais étant donné que l’avenir de mes enfants et de ma situation financière étaient en jeu, cette attitude paraissait totalement absurde à toutes les personnes de mon entourage immédiat. Durant des mois, mes parents et mes amis me supplièrent de ne pas me comporter comme une personne ignorante et de ne pas agir de la sorte. Ma mère m’a persécuté sans relâche à cause de ce qu’elle considérait comme « une forme stupide de foi en Dieu » et a exercé une forte pression sur moi pour que je lui obéisse, à elle, et non à Dieu. Nonobstant quoi, j’ai choisi d’obéir pleinement à Dieu, quel que soit le prix à payer. Au terme de cette épreuve, Dieu a accompli l’un des miracles les plus spectaculaires dont j’aie pu être le témoin et il a fait en sorte que, contre toute attente, la situation se retourne entièrement en ma faveur lorsque je suis passé en jugement au tribunal.

Ma mère en a été complètement bouleversée et a fini par se tourner entièrement vers Jésus, à qui elle est désormais attachée fidèlement. Cette conversion est la conséquence directe de mon choix d’obéir à Dieu et de l’aimer Lui plus que ma mère et mes enfants. De plus, mon témoignage sert aujourd’hui à encourager des dizaines d’autres personnes et à les fortifier puissamment dans leur foi en Jésus Christ, n’est-ce pas formidable, ça ?

Certes, faire ce pas dans la foi n’est pas facile, mais je vous garantis que vous ne perdez pas au change lorsque vous choisissez d’obéir à Christ avant qui que ce soit. Je ne peux donc que vous exhorter à obéir à Dieu sans défaillir, et à laisser toutes les conséquences de ce choix entièrement entre ses mains.

Traduction de l'américain : © Phil Edengarden - 2017

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Jour 17 : Recevez l’Esprit-Saint 1/2

Suis-je pleinement né d’en-haut et puis-je attester, par un changement de vie radical, que l’ancienne nature pécheresse ne domine plus sur moi ?

Mais il y eut un homme d'entre les pharisiens, nommé Nicodème, un chef des Juifs, qui vint, lui, auprès de Jésus, de nuit, et lui dit: Rabbi, nous savons que tu es un docteur venu de Dieu; car personne ne peut faire ces miracles que tu fais, si Dieu n'est avec lui. Jésus lui répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu.
Nicodème lui dit: Comment un homme peut-il naître quand il est vieux? Peut-il rentrer dans le sein de sa mère et naître? Jésus répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d'eau et d'Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l'Esprit est esprit. Ne t'étonne pas que je t'aie dit: Il faut que vous naissiez de nouveau. Le vent souffle où il veut, et tu en entends le bruit; mais tu ne sais d'où il vient, ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né de l'Esprit.» Jean 3 :1-8

COMMENTAIRE :

Vous pouvez aimer les sports sans être athlète tout comme vous pouvez adorer Jésus sans être né d’en-haut et être rempli de son Esprit, ce qui est tout à fait tragique. Après avoir écouté mon histoire sur You tube, Claudia, une dame qui vit en Australie, m'a envoyé son témoignage. Élevée selon les traditions de l’église catholique, elle pensait avoir aimé Dieu, à qui elle avait adressé des prières durant de nombreuses années lorsque, à l’âge de 21 ans, elle fut victime d’un accident de la route et fut déclarée morte cliniquement. Elle quitta son corps et fut transportée dans l’au-delà. En tout premier, elle passa par l’enfer. Terrifiée, elle fut attirée de façon irrésistible par la lumière du Ciel et désira y pénétrer. Mais aussitôt, elle entendit la voix de Jésus lui annoncer que l’entrée ne lui était pas permise. « Tu ne peux pas entrer, lui déclara-t-il, je ne te connais pas. Retourne d’où tu viens et trouve moi. » Offusquée, elle s’écria: « Comment cela, tu ne me connais pas ? Bien sûr, que tu me connais ! Ne t’ai-je pas aimé et prié tout au long de mon existence ? »

De façon tragique, comme la plupart des affiliés à l’église catholiques et de nombreux «Chrétiens», cette femme n'était pas née d’en-haut. Jésus ne la connaissait pas parce qu'il n'avait pas encore pu établir sa demeure dans son cœur, par Son Esprit. La pratique de la religion, les prières en église, le service des autres et même une affection profonde pour Jésus ne peuvent pas nous sauver. Nous devons naître d’en-haut et obtenir une nature complètement nouvelle, Sa nature à Lui.

Nous sommes tous nés avec un corps, une âme et un esprit. Notre âme est cette partie de nous qui fait de nous une personne unique ; cette partie de nous-mêmes recouvre le mental, l’intellect, la volonté, les émotions, les dons que nous avons, notre personnalité, etcétéra. Notre esprit est cette partie de nous qui peut discerner ce qui vient de Dieu et entrer en relation avec Lui, par son Esprit-Saint (Romains 8, 16) et, cela, à condition que cet esprit ait été rendu vivant par ce que nous appelons la nouvelle naissance ou naissance d’en-haut.

Depuis la chute, les êtres humains sont tous nés en état de mort spirituelle. Autrement dit, ils sont tous morts à Dieu (1 Corinthiens 2:14). Nous devons être régénérés au niveau de notre esprit, et cela s’opère lorsque nous nous détournons de nos péchés et plaçons notre foi en Jésus-Christ. Cette action de notre part permet alors à Dieu d’agir en nous, en nous lavant Lui-même avec l’eau de l’Esprit, laquelle est symbolisée par l’eau dans laquelle nous sommes immergés au baptême (1 Pierre 3:21, Ephésiens 5:26, Actes 22:16). Il peut alors combler notre esprit de Sa présence spirituelle ou, autrement dit, Son Esprit peut dès lors habiter en nous et nous rendre capables de communiquer directement avec Dieu.

Comme je vois les choses, plus nous nous abandonnons à Dieu en soumettant notre cœur à l’œuvre de son Esprit, plus nous sommes remplis de Lui (Ephésiens 3:19, 5:18). Et plus nous sommes remplis de Lui, plus nous disposons de la force nécessaire pour vaincre notre nature pécheresse. L’apôtre Paul nous dit que c’est principalement en observant cette transformation qui s’opère progressivement en nous que nous pouvons savoir si nous sommes réellement nés d’en-haut (Romains 8: 9-10).

Il est impossible de vivre dans la sainteté et l'obéissance, sans que cela soit quelque chose de forcé, donc à partir de votre cœur, si vous n’êtes pas nés d’en-haut. C'est ce qui explique pourquoi tant de personnes, qu’elles soient de confessions catholique ou « chrétienne », éprouvent tant de mal à se conformer à la Parole de Dieu et à mener une vie sainte. Privées de la puissance du Saint-Esprit, soumises à des pressions qui viennent de l’extérieur (comme, par exemple, la Loi de Moïse), ces personnes s’épuisent à mener une vie honorable sans jamais y parvenir vraiment. Si leur esprit avait été vivifié en profondeur, leur motivation viendrait de l’intérieur. Elles pourraient dès lors puiser au fond d’elles-mêmes la force nécessaire pour répondre à l’amour de Dieu et remporter, par l’Esprit-Saint, la victoire sur la nature pécheresse. Seul l’Esprit de Dieu qui habite en nous peut dire avec autorité à notre nature pécheresse : « Tu n’es plus le patron et tu n’as donc plus aucune emprise sur ma vie ! » (1 Corinthiens 9:27, Galates 5: 24-25)

Traduction de l'américain : © Phil Edengarden - 2017

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Jour 18 : Recevez l’Esprit-Saint 2/2

Ai-je intentionnellement choisi d’obéir aux ordres de Christ, de telle manière à pouvoir affirmer avec certitude que celui qui vit en moi est bel et bien l’Esprit de Christ, ou ai-je cru à Jésus par la seule force de mon intellect ?

Jésus nous dit : « Celui qui a mes commandements et qui les garde, c'est celui qui m'aime; et celui qui m'aime sera aimé de mon Père, je l'aimerai, et je me ferai connaître à lui. Jude, non pas l'Iscariote, lui dit: Seigneur, d'où vient que tu te feras connaître à nous, et non au monde? Jésus lui répondit: Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera; nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui. Celui qui ne m'aime pas ne garde point mes paroles. Et la parole que vous entendez n'est pas de moi, mais du Père qui m'a envoyé.» Jean 14 : 21-24

COMMENTAIRE :

Le Saint-Esprit a été envoyé par Christ pour que Dieu puisse être présent sur terre. Si l'Esprit Saint ne vit pas en nous, toutes les choses que nous pouvons connaître de Dieu se situent au niveau de l’intellect et nous avons besoin de médiateurs, car nous ne pouvons pas connaître Dieu de manière personnelle et entrer en relation étroite avec Lui. L'Esprit de Dieu permet donc à Dieu d’être personnellement présent en nous et au milieu de nous, et cela nous donne d’entrer en relation interactive avec Lui. Nous somme alors aux antipodes des pratiques religieuses ritualistes où tout se passe à l’extérieur de nous.

La présence du Saint-Esprit est également le gage du salut en Christ, ce salut qui sera un jour notre héritage. Jésus fait remarquer que si nous entendons ses enseignements et que, motivés par l'amour de Lui, nous nous y conformons, le Père et Lui vont venir habiter en nous par leur Esprit. Par cet Esprit, ils vont pouvoir se manifester et se révéler à nous. Lorsque nous naissons d’en-haut, nous sommes aussitôt en mesure de connaître Dieu personnellement et de faire aussitôt l’expérience de Sa grâce, de jouir de sa guidance et de goûter à sa présence ineffable au-dedans de nous.

Lorsque Tyler, mon fils aîné, avait 10 ans, nous avons eu, dans la voiture, une conversation au sujet de l’amour que nous devons avoir pour Dieu. Il m'a demandé: « Papa, comment les jeunes enfants peuvent-ils montrer à Dieu qu'ils l'aiment ? » Au fond, ce qu’il demandait était la chose suivante : Quel est le langage d'amour de Dieu ou, autrement dit, comment faire pour Lui montrer concrètement que nous l’aimons ?

Remarquez comment, dans le passage de l’évangile ci-dessus, Jésus n’a utilisé le mot obéir qu’à trois reprises contre sept utilisations du mot amour. Lorsqu’il est question d’obéissance à la Parole de Dieu, l’accent est donc mis sur l'amour de Dieu. Nous pouvons donc en conclure que l’obéissance est le langage de notre amour envers Dieu.

Nous pouvons chanter, crier, pleurer, nous démener autant que nous le pouvons sur le plan émotionnel durant tout le temps que dure une réunion d’assemblée et néanmoins contribuer à ce que Dieu se sente mal aimé. L'amour véritable pour Dieu et la foi qui sauve vraiment sont attestés par l'obéissance aux enseignements de Christ, pas seulement par les émotions qui animent notre cœur. Ce que nous ressentons dans nos cœurs est souvent très trompeur (Jérémie 17: 9). C'est pourquoi nous devons passer nos pensées et nos expériences au crible de la Parole de Dieu. En vivant en nous par son Esprit, il nous montre son approbation. Tant que nous demeurons en Christ et Lui en nous, le Saint-Esprit place en nous le désir intense de vivre saintement, et ce désir remplace ce que nous ressentions auparavant en termes de pression extérieure et de culpabilité.

Pour être remplis de l'Esprit-Saint, nous devons donc nous conformer aux enseignements de Christ, et non chercher à acquérir des dons spirituels ou à faire des expériences mystiques, notamment en participant coûte que coûte à LA convention de tel ou telle dénomination ou aux réunions de telle ou telle assemblée où les manifestations spirituelles spectaculaires sont réputées. Ne vous laissez pas aspirer dans cette spirale absurde qui constitue un véritable piège tendu par l’ennemi. Le diable produit des contrefaçons de tout ce que Dieu fait, excepté la piété, l'obéissance, la pureté du cœur, la sainteté, la fidélité, etc. Si vous allez là où sont mises en évidences des expériences spirituelles extraordinaires en l’absence de toutes ces vertus, vous pouvez être certains d’avoir mis les pieds sur un territoire acquis au diable. L'œuvre première du Saint-Esprit de Dieu est notre sanctification et notre obéissance à Christ, et non les tours de passe-passe d’un quelconque cirque spirituel (1 Pierre 1:3).

Traduction de l'américain : © Phil Edengarden - 2017

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Jour 19 : La justice qui surpasse celle des Pharisiens

Suis-je en train d’obéir à Dieu parce que mon cœur le dicte ou suis-je en train de Lui obéir par souci de me conformer aux règles et à cause de pressions extérieures?

Voici ce qu’affirme Jésus : « Car, je vous le dis, si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez point dans le royaume des cieux.» Matthieu 5:20

COMMENTAIRE :

Quand j'étais enfant, on aurait pu me persuader d’avaler des sucreries à base de crottes de chien plutôt que de devoir avaler du poivron. Leur seule odeur me donnait la nausée mais ma mère essayait néanmoins de m’apprendre à en manger. Au cours de ma croissance, elle tenta de m’en faire manger en petites quantités, au milieu d’autres légumes, mais rien n’y faisait : je refusais tout net. Elle passa ensuite à des méthodes plus musclées, en m’expliquant, par exemple, qu’il est plus agréable de dormir dans mon lit qu’à la table de la cuisine, où il m’est arrivé plus d’une fois de passer la nuit parce que je refusais de manger les légumes.

Je n'avais aucun désir interne mais, avec le temps, j'ai développé une volonté extérieure, en grande partie pour pouvoir me lever de table ou, encore mieux, pour avoir un dessert. Puis, un jour, quelque chose s'est passé et, en quelques années, j'ai développé un véritable appétit pour ces légumes. A présent, j’en raffole tellement que je m’en empare sur la planche à découper et je les mange crus. Si, au départ, j’ai appris à me forcer pour avaler ces légumes en me bouchant les narines, mon désir de les manger est devenu naturel et je les mange désormais spontanément. Plus personne ne doit me forcer ou exercer du chantage sur moi pour que je mange, car mon désir est interne. Du coup, cela fait très longtemps que je n’ai plus eu besoin de compter les moutons à la table de la cuisine.

Les églises sont remplies de personnes qui ont été conditionnées pour qu’elles se plient à des règles extérieures plutôt que d’apprendre à répondre aux désirs internes de leur cœur. Elles pratiquent une forme de « christianisme » complètement coupé de toute espèce de relation personnelle avec Dieu et sans dépendance à Son Esprit. En fait, elles se tirent d’affaire suffisamment bien que pour ne pas devoir faire appel à Dieu. Quelle tragédie! Ne permettez donc pas que cela vous arrive, JAMAIS !

La foi qui sauve ne consiste pas à remplir du mieux qu’on peut toutes les cases d’un formulaire ou à se conformer à des exigences extérieures ! Il s’agit d'aimer Dieu de tout son cœur. L'obéissance à Dieu n’est pas une obligation, mais une réponse à l’amour de Dieu envers nous. Cette forme de justice surpasse de loin celle des Pharisiens et nous ouvre toutes grandes les portes du Royaume des Cieux.

Si votre cœur vous paraît être tiède ou froid dans l’amour que vous Lui portez, demandez à Dieu de vous aider à L’aimer.

Traduction de l'américain : © Phil Edengarden - 2017

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Jour 20 : Entrez par la porte étroite

Suis-je en train de lutter et de faire des efforts pour obtenir la vie éternelle en entrant par la porte étroite de l’obéissance et de la confiance absolue en Jésus-Christ ?

Jésus nous dit : « Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là. Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent.» Matthieu 7 : 13-14

COMMENTAIRE :

À ce stade, j'espère sincèrement que vous avez compris que les croyances faciles et cette idée d'aller au paradis à la seule condition d’avoir cru à Jésus sur le plan intellectuel constituent un enseignement mensonger qui conduira à la honte et à la destruction de tous ceux qui l’auront suivi ?

Dans Luc 13:23, quelqu'un demanda à Jésus : « Seigneur, le nombre des personnes qui vont être sauvées est-il restreint ? » Dans Jean 10: 9, Jésus affirme: « Je suis la porte; Celui qui entre par moi sera sauvé. » En 1 Pierre 4:18, l’apôtre dit qu'il est difficile d'être sauvés, même pour ceux qui ont été justifiés. Dans Actes 14:22, les apôtres nous expliquent que nous devons traverser de nombreuses difficultés pour entrer dans le royaume de Dieu. La raison pour laquelle entrer par la porte étroite est si difficile, c'est que cela nous coûte tout, absolument tout. Comme nous l'avons déjà vu dans les exhortations précédentes, il faut une reddition complète de notre vie à Jésus, et pas simplement un assentiment intellectuel. C'est un acte impossible à accomplir sans la grâce de Dieu. Il est Celui qui nous donne la capacité de désirer cela et de l’appliquer concrètement, mais seulement après qu'on se soit abandonné totalement à Lui comme à son Seigneur, dans la confiance. Il n’y a pas à choisir entre « Jésus est mon Seigneur » ou « Jésus est mon Sauveur ». C'est « Jésus est mon Seigneur et mon Sauveur". Et il n'y a pas de salut sans abandon total (Luc 14, 33).

Enfin, contrairement à ce que nous aimerions croire, Jésus n’est pas celui qui fait tout le travail à notre place. Oui, il nous fortifie puissamment par Sa grâce, mais nous avons encore un rôle important à jouer. Nous nous associons à lui, par sa grâce, et nous faisons nous-mêmes tous les efforts possibles pour vivre saintement (2 Pierre 3:11), pour nous perfectionner (2 Corinthiens 7:1), pour consolider notre foi (1 Corinthiens 15: 2) pour résister au diable (Jacques 4: 7), pour s’abstenir des mauvaises fréquentations (1 Corinthiens 15:33), pour pardonner aux autres (Col 3:12), pour nous montrer dignes de l'appel que nous avons reçu (Ephésiens 4: 1) et pour nous aimer les uns les autres (Jean 13 : 34), parmi tant d’autres choses.

Voilà ce que signifie l’expression « entrer par la porte étroite », et je crains malheureusement que, contrairement à mes aspirations, très peu de personnes ne choisissent d’en franchir le seuil !

Traduction de l'américain : © Phil Edengarden - 2017

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Jour 21 : Défiez-vous de Jean 3 :16 !

Ai-je vraiment compris que la vraie foi salvatrice en Christ est attestée par l'obéissance à ses paroles et pas seulement par la croyance intellectuelle à son nom ou à sa personne?

« Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle. Dieu, en effet, n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu'il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. Celui qui croit en lui n'est point jugé; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. Et ce jugement c'est que, la lumière étant venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. Car quiconque fait le mal hait la lumière, et ne vient point à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dévoilées; mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses œuvres soient manifestées, parce qu'elles sont faites en Dieu.» Jean 3:16-21

COMMENTAIRE :

Jean 3:16 est peut-être à la fois le meilleur et le plus dangereux des tous les versets de la Bible, parce que la plupart des gens l’utilisent comme une affirmation doctrinale autonome. En tant que verset autonome, Jean 3 :16 a conduit bon nombre de personnes à penser qu'elles pouvaient être sauvées par la seule croyance intellectuelle en Jésus, sans qu’elles doivent, pour autant, se détourner activement du péché (autrement dit, se repentir) et se tourner définitivement vers Christ en plaçant une confiance absolue dans ses paroles et en lui obéissant rigoureusement.

Vous le savez, même les musulmans croient à Jésus, mais croire vraiment en Lui signifie aussi de croire en ses enseignements et reconnaître sa souveraineté absolue. Pouvez-vous imaginer qu’un employé reçoive son salaire tout simplement parce qu’il croit que son patron existe, qu’il reconnaît publiquement que son patron est le patron, mais sans faire aucune des tâches qu’il demande d’accomplir ? Son patron aurait tôt fait de signifier à cet employé que sa croyance est inutile et qu’il ferait bien de s’activer s’il ne veut pas se voir mettre à la porte et se retrouver à la rue.

En toute logique, en se basant sur cette interprétation tronquée de Jean 3:16, les Chrétiens devraient être autorisés à croire que les démons, eux-aussi, peuvent être sauvés, puisqu’ils croient bien à Jésus en qui ils reconnaissent publiquement le Fils de Dieu lorsqu’il vient à croiser leur route. Or, nous savons qu’il n’en va pas ainsi. Que leur manque-t-il, aux démons, pour qu’ils soient assurés d’être sauvés ? L'obéissance à Dieu, motivée par l'amour qui provient du fait d’avoir été pardonnés par Dieu, attestée par le Saint-Esprit, et rendue possible dès lors qu’on s’est soumis à Dieu dans l’abandon de toute sa vie au pieds du seul Seigneur Jésus-Christ.

Mettons ceci en perspective avec ce que Jésus nous dit du royaume des Cieux et prenons un exemple concret.

D’un côté, il y a un homme qui professe sa foi en Jésus-Christ et devient aussitôt très actif au sein de son église où il se dépense beaucoup en activités à caractère chrétien. Il apporte à tout le monde le témoignage oral de sa foi en Jésus, mais il n’éprouve pas le besoin de placer la priorité au niveau de l’apprentissage et de la mise en pratique des enseignements de Christ puisque dans son esprit, ce qui compte vraiment, c’est d’être un « croyant ».

D’un autre côté, il y a un autre homme, qui professe, lui aussi, sa foi en Christ mais qui, plutôt que de se précipiter dans les multiples domaines d’activité de son église ou de crier sa foi sur tous les toits, prends d’abord le temps de découvrir et d’appliquer les enseignements de Jésus. Dès qu’il a lu Matthieu 6: 14-16 et a compris qu'il doit pardonner à certaines personnes, il cherche à savoir s’il doit encore pardonner et fait aussitôt œuvre de réconciliation. Lorsqu’il lit Mathieu 6:24, il se rend compte qu'il doit cesser de servir l'argent plutôt que Dieu et il s'engage immédiatement à se conformer aux enseignements qu’il vient de comprendre. Alors, selon vous, à partir de cette mise en perspective avec le royaume des Cieux, quel est le croyant authentique, celui qui héritera de la vie éternelle?

Traduction de l'américain : © Phil Edengarden - 2017

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Jour 22 : Les œuvres exigées par Dieu

Ai-je la sagesse de porter mon attention sur les œuvres durables, dont les effets perdureront éternellement, ou suis-je en train de m’égarer dans les tâches qui ne produisent de résultats que dans cette vie temporaire ?

Les gens de la foule, ayant vu que ni Jésus ni ses disciples n'étaient là, montèrent eux-mêmes dans ces barques et allèrent à Capharnaüm à la recherche de Jésus. Et l'ayant trouvé au delà de la mer, ils lui dirent: Rabbi, quand es-tu venu ici? Jésus leur répondit: En vérité, en vérité, je vous le dis, vous me cherchez, non parce que vous avez vu des miracles, mais parce que vous avez mangé des pains et que vous avez été rassasiés. Travaillez, non pour la nourriture qui périt, mais pour celle qui subsiste pour la vie éternelle, et que le Fils de l'homme vous donnera; car c'est lui que le Père, que Dieu a marqué de son sceau. Ils lui dirent: Que devons-nous faire, pour faire les œuvres de Dieu? Jésus leur répondit: L'œuvre de Dieu, c'est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé. » Jean 6 :24-29

COMMENTAIRE :

Vingt-quatre heures plus tôt, ces personnes venaient de voir Jésus leur procurer miraculeusement un repas succulent et ils en voulaient davantage. De toute évidence, aux yeux de Jésus, désirer manger à sa faim et souhaiter que ses besoins fondamentaux soient satisfaits ne constituait rien de répréhensible, mais Jésus essayait de leur faire comprendre qu’ils avaient besoin d’être sauvés, et pas seulement d’un ventre plein supplémentaire.

Croyez en Jésus et obéissez-Lui avant toute autre chose, et Dieu ne se chargera pas seulement de vous satisfaire au niveau de vos besoins temporels, mais aussi de faire de vous les héritiers des bénédictions éternelles ; ce qui est, de loin, beaucoup plus important. Les faux disciples viennent souvent à Jésus pour la puissance, les miracles, le réconfort temporaire et avec l’attente de pouvoir mener une existence plus confortable dans le temps présent. Toutefois, la Parole de Dieu nous révèle que Jésus est venu pour sauver les pécheurs de la condamnation que nous méritons tous et pour nous préparer à la vie du royaume des Cieux. Il n'est pas venu pour rendre notre vie présente plus plaisante et plus confortable. En tant que croyants remplis par le Saint-Esprit, nous sommes des étrangers et des pèlerins qui ne font que passer. Notre véritable réconfort se trouve dans Sa présence, et notre véritable maison est aux Cieux, avec Jésus.

Au plus vous vous en remettrez au Saint-Esprit et à mesure qu’il prendra ses quartiers dans votre cœur, au plus vous comprendrez immanquablement les choses de cette manière.

Traduction de l'américain : © Phil Edengarden - 2017

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Jour 23 : L’épreuve de l’obéissance

Me suis-je mis à l’écoute des paroles de Christ et ai-je choisi de les mettre aussitôt en pratique, de manière à obtenir la vie éternelle?

Jésus dit : « En vérité, en vérité, je vous le dis, si quelqu'un garde ma parole, il ne verra jamais la mort.» Jean 8 :51

COMMENTAIRE :

Ces paroles de Jésus s’inscrivent dans la cohérence de son enseignement. On retrouve la même idée dans d’autres passages, comme, par exemple : Luc 6:46, Matthieu 7:21, Jean 8: 31-32, Jean 14:15, Jean 15:10. Jésus exprime clairement que, pour être sauvé, il ne suffit pas de croire seulement avec sa tête et professer qu’il est le Fils de Dieu. Un Chrétien authentique doit connaître les paroles de Jésus et s’appliquer à les mettre en pratique.

Malheureusement, dans la majorité de nos églises actuelles, cette doctrine solide a été remplacée par un évangile dilué et faux. La Parole de Dieu est sans ambiguïtés sur cette question: les faux-enseignements le sont. Nous l’avons déjà vu précédemment : même les démons pensent que Jésus est le Fils de Dieu (Jacques 2:19). L'amour authentique pour Dieu et pour son Christ, ainsi que la véritable foi salvatrice, sont rendues évidents lorsque l’on se détourne du péché et que l’on se met à obéir aux commandements de Christ (Actes 26:20, 2Timothée 2:19). Aussitôt que vous commencez à comprendre l’œuvre salvifique accomplie par Jésus à la croix, en vous libérant de vos péchés, en vous exprimant son pardon, en vous sauvant de l'enfer, en venant vivre en vous par son Esprit, alors garder ses paroles ne se situe plus au niveau des obligations, mais cela devient un désir ardent de tout votre être.

En revanche, l'obéissance qui ne s’appuie pas sur la foi en Christ, cela n’apporte pas le salut. Tenter de rétablir la justice avec Dieu en dehors d'une relation réelle avec Lui, cela revient à se soumettre à un esprit de religion. Pensez aux Pharisiens, qui appliquaient la Loi à la lettre, mais qui n’avaient aucune foi en Christ ni aucun amour pour lui. Ils étaient trop occupés à essayer de gagner leur droit de se tenir devant Dieu en suivant scrupuleusement toutes ses ordonnances, sans pour autant L’honorer dans leur cœur, sans pour autant vivre pour Lui. Cette approche est impossible et mauvaise. Dans leurs cœurs, ils se vantent en disant : « J'ai gardé la Loi de Dieu et je pourrai me glorifier devant Lui d’y être parvenu ! » C'est également la manière qu’ont la plupart des Musulmans de pratiquer leur religion. Ce sont des adorateurs de la loi, qu’ils placent au-dessus de l’amour de Dieu.

Alors oui, c’est seulement par grâce que nous sommes sauvés, c’est seulement par la foi en Christ, c’est seulement au nom de Jésus Christ (Ephésiens 2: 8). Cependant, une foi sincère est toujours attestée par l'obéissance. Que la personne qui n’éprouve aucun désir ardent d'obéir aux enseignements de Christ ou qui ne porte pas de fruits, sonde attentivement son cœur et examine l’état de sa foi, histoire de voir si, oui ou non, l'Esprit de Christ vit en elle. (2 Cor 13: 5).

Traduction de l'américain : © Phil Edengarden - 2017

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Jour 24 : Jésus est-il le seul chemin vers Dieu ?

Suis-je absolument certain que Jésus soit le seul chemin qui conduit au Ciel et à Dieu ?

« Thomas lui dit: Seigneur, nous ne savons où tu vas; comment pouvons-nous en savoir le chemin? Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. Et dès maintenant vous le connaissez, et vous l'avez vu. Philippe lui dit: Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit. Jésus lui dit: Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m'as pas connu, Philippe! Celui qui m'a vu a vu le Père; comment dis-tu: Montre-nous le Père? Ne crois-tu pas que je suis dans le Père, et que le Père est en moi? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même; et le Père qui demeure en moi, c'est lui qui fait les œuvres.» Jean 14:5-10

COMMENTAIRE :

Dans ce passage des évangiles, Jésus déclare à ses disciples qu'il va bientôt partir, c’est-à-dire remonter au Ciel, et il leur assure qu’ils connaissent désormais le chemin pour aller où il se rend lui-même. Dans ce discours, Jésus indique donc clairement qu’il n’y a pas plusieurs voies qui mènent à Dieu. Les Musulmans enseignent que Jésus était un prophète, mais n’est-ce pas réducteur de le désigner seulement comme un grand enseignant alors qu’il prétendait lui-même être le Fils unique de Dieu et le seul chemin qui conduit au Ciel ? Si ce qu’il dit à propos de lui-même n’était pas la vérité, nous pourrions assurément le traiter de menteur et de fou. Mais si vous reconnaissez qu’il est le Fils de Dieu, vous ne pouvez pas tolérer qu’on le décrive seulement comme un maître à penser.

Voici un petit conseil : lorsque quelqu'un vous dit quelque chose du genre « Après tout, il n’y a peut-être pas qu’un seul chemin vers le Ciel » ou encore « Il y a plusieurs voies et chaque personne emprunte celle qui lui correspond le mieux », répondez-lui : « Vous devez, de toute évidence, avoir vos raisons pour penser de cette manière. Me permettez-vous de vous demander ce qu’elles sont ? » Autrement dit, demandez à cette personne de vous expliquer sur quoi se fonde sa croyance. Permettez à cet individu d’aller au bout de sa pensée et posez-lui ensuite cette question : « Comment le savez-vous ? » ou « Comment pouvez-vous en être certain ? » Si cette personne s’enfonce davantage dans ses élucubrations ou si elle annonce forfait en affirmant avec agacement : « C’est comme ça, un point c’est tout ; c’est ma conviction et je ne veux pas en changer », contentez-vous de lui rappeler calmement que Jésus a dit à propos de lui-même qu’il était le seul et unique chemin vers Dieu et vers le Ciel, et proposez-lui de relever le défi lancé en Jean 7 :17. A bon entendeur, salut !

Traduction de l'américain : © Phil Edengarden - 2017

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Jour 25 : Peut-on perdre son salut ?

Suis-je conscient de la nécessité de rester ferme dans ma foi afin de ne pas régresser et perdre mon salut ?

Jésus affirme : « Heureux celui qui ne perdra pas la foi à cause de moi. » Matthieu 11:6

COMMENTAIRE :

Certaines personnes croient que nous ne pouvons pas être privés de la grâce en Christ ou perdre son salut. D’autres croient que nous pouvons perdre le salut. Enfin, il y a une troisième catégorie de personnes qui croient que, si vous régressez, vous n’étiez tout simplement pas un croyant authentique pour commencer. J’aimerais croire qu’il nous est impossible de régresser et de perdre notre salut, mais si ce n’était pas envisageable et si nous n’avions pas de responsabilité personnelle dans le salut de notre âme, pourquoi Jésus nous aurait-il mis en garde à ce sujet ? Et si cela ne pouvait arriver qu’aux faux-croyants pourquoi y a-t-il plus de 60 passages dans le Nouveau Testament dont le but est de nous exhorter à tenir bon afin de ne pas tomber ? Si ces textes ne sont pas d’application, que font-ils dans la Bible ?

En Christ, par le don gratuit de la grâce de Dieu (Ephésiens 2: 8), j’hériterai un jour du salut, ce qui fait de moi une personne dite « sauvée » (Colossiens 3:24, 1Pierre 1: 3-9). Cependant, il s’agit d’un héritage, d’une promesse qui n’a pas encore été actualisée (Romains 8: 24-25). Ce document par lequel je suis désigné comme héritier a été marqué du sceau du Saint-Esprit, et le salut qui m’est réservé ne me sera octroyé que si je tiens fermement jusqu'à la fin (Matthieu 24:13, 2Timothée 2:12, Apocalypse 3:11). Alors seulement Jésus me permettra de manger de l'arbre de la vie (Apocalypse 2 :7). Cet héritage qui m’est promis est l’expression d’un don gratuit de Dieu et je n’ai absolument rien fait pour l’obtenir. Cependant, Dieu me laisse libre et il m’est toujours possible de m'éloigner de la foi, que ce soit par négligence, en adhérant à de faux-enseignements, en désavouant Jésus ou par orgueil. En fait, je suis responsable de mon salut (Philippiens 2:12). Comme Paul, je n’ai pas la présomption de l’avoir déjà obtenu (Philippiens 3:13), et comme Paul, je crois qu'il serait arrogant d’affirmer que je ne pourrais jamais tomber (Romains 11: 20-21, 1Corinthiens 10: 11-12). Mais, cela signifie-t-il que je doive travailler dans le temps présent à gagner mon salut ou que la garantie de ce salut dépende en quelque sorte de moi ? Non!

Imaginons que Bill Gates vous cite dans son testament et qu’il vous promette d’hériter, quand il sera mort, de sa seconde résidence, dont la valeur dépasse les 10 millions d’euros. C’est un cadeau entièrement gratuit de sa part. Il vous permet d’ores et déjà de bénéficier de l’usufruit de ce bien immobilier et de vous y installer dès à présent. Tout ce qu’il vous demande en retour, c’est que vous entreteniez cette maison. Il vous offre même un budget pour le nettoyage, pour la maintenance des bâtiments et pour que vous apportiez des améliorations ici et là. Il fait en sorte que personne ne puisse s’emparer de ce bien ni le revendre pourvu que vous en preniez soin comme il faut. Alors, que vous acceptiez de jouir de l’usufruit de ce bien immobilier et d’entretenir cette maison fait-il de vous son propriétaire ? Non ! Vous ne pouvez même pas faire valoir le fait que vous preniez soin de cette propriété puisque Bill Gates est celui qui vous alloue un crédit pour ce faire.

Mais supposons que vous deveniez tout à coup négligeant et commenciez à laisser toutes les portes ouvertes lorsque vous partez, que vous invitiez des personnes douteuses à l’intérieur, et que vous vous mettiez à gaspiller le temps et l’argent destinés à l’entretien des bâtiments à d’autres choses, en omettant de prendre soin de la maison. Bill Gates disposerait d’arguments suffisants pour vous reprendre cet héritage, puisque vous avez négligé la faveur qui vous était faite et que vous n'avez pas respecté les termes du contrat. Et croyez-moi, il n’hésiterait pas à le faire.

En vérité, alors que nous n'avons rien fait pour gagner le don gratuit du salut, nous avons néanmoins l'obligation de conserver ce don, avec l’aide de la grâce qui nous est octroyée (Romains 8:12).

Nous devons désapprendre cette idée erronée au sujet du salut, qui nous dit que nous n’avons rien à faire et que si nous osons faire quoi que ce soit, cela équivaut à « gagner » son salut. La Bible affirme que seuls ceux qui font la volonté de Dieu arriveront à destination au Ciel (Matthieu 7:21, 1Jean 2:17). Si je comprends bien ce qui est exprimé dans le Nouveau Testament, il est impossible d’entrer au Ciel si vous ne faites rien. Mais rappelez-vous que nul ne peut faire la volonté de Dieu sans que Dieu l’en rende d’abord capable. Il en est ainsi pour que nous ne puissions pas affirmer un seul instant que nous avons gagné quoi que ce soit par nos œuvres personnelles et par nos propres forces. Toutefois, si nous ne faisons pas notre part, rendus capables par sa grâce, le temps viendra où Dieu dira que nous avons foulé aux pieds le don gratuit qu’il nous a faits et gaspillé sa grâce.

Le don du salut vient en premier (Romains 3: 23-24). Ensuite, notre obligation de maintenir ce don est rendu possible par un second cadeau, qu’on appelle la grâce (Colossiens 1:29). Alors, qu'arrive-t-il si nous négligeons le don du salut ou si nous gaspillons le don de la grâce? Pour répondre à cette question, je vous invite à lire Hébreux 10: 26-30.

Les 6 références biblique qui vont suivre affirment que rien ni personne d’extérieur ne peut nous ravir de la main de Jésus, mais cela ne signifie pas, pour autant, que nous ne puissions pas nous en échapper par nous-mêmes. Ces versets disent vrais, mais ils s’appuient sur le présupposé de notre dépendance à la grâce de Dieu dans l’humilité et sur la nécessité de garder fermement la foi tout en demeurant fidèlement dans son amour (Jean 15: 5-7, Jude 1:21. Jean 6:39, Jean 10: 28-29, Romains 8: 38-39, 2Corinthiens 1:22, Ephésiens 1: 13-14, Jude 1:24)

Je ne pourrai donc pas affirmer que j’ai obtenu le salut tant que je n’aurai pas mené le bon combat et tenu bon jusqu’à la fin. J’ignore encore à quelles épreuves ma foi sera soumise à l’avenir. Si un groupe de terroristes islamiques devait frapper à ma porte pour m’emmener ou si les autorités gouvernementales devaient se retourner contre moi, et si, dans la panique, j’en venais à renoncer à ma foi en Christ, je perdrais aussitôt mon héritage. La fidélité à Dieu exige une profonde humilité et une dépendance totale envers Dieu, et non cette présomption de certains qui osent encore affirmer avec arrogance : « Jamais je ne vais défaillir ! » (1Corinthiens 10:12, Romains 11: 19-22).

Traduction de l'américain : © Phil Edengarden - 2017

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Jour 26 : Les fruits de la persévérance

Suis-je fidèle et persévérant dans la vérité de la Parole de Dieu que j’ai déjà entendue et que je garde en mémoire ?

Jésus commente la parabole du semeur en ces termes : « Voici ce que signifie cette parabole: La semence, c'est la parole de Dieu. Ceux qui sont le long du chemin, ce sont ceux qui entendent; puis le diable vient, et enlève de leur cœur la parole, de peur qu'ils ne croient et soient sauvés. Ceux qui sont sur le roc, ce sont ceux qui, lorsqu'ils entendent la parole, la reçoivent avec joie; mais ils n'ont point de racine, ils croient pour un temps, et ils succombent au moment de la tentation. Ce qui est tombé parmi les épines, ce sont ceux qui, ayant entendu la parole, s'en vont, et la laissent étouffer par les soucis, les richesses et les plaisirs de la vie, et ils ne portent point de fruit qui vienne à maturité. Ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont ceux qui, ayant entendu la parole avec un cœur honnête et bon, la retiennent, et portent du fruit avec persévérance.» Luc 8 :11-15

COMMENTAIRE :

Jésus exprime par cette parabole qu’il est impossible aux trois premières catégories de semences d’entrer dans le Royaume de Dieu et d’y porter du fruit. Ma semence à moi a été semée parmi les épines et, Dieu merci, elle en a été libérée depuis. C'est là le thème de mon histoire personnelle : celle d’un homme pris dans un étau entre son amour pour Dieu et sa soif de réussite, tant il est avide de trouver l'amour et l'acceptation qu'il n’a pas reçus lorsqu’il était enfant.

Je pense que la majorité des Occidentaux dont je fais partie sont comme ceux qui ont reçu la semence parmi les épines. Le matérialisme y est galopant à tel point que c’en est écrasant. J’y rencontre beaucoup trop de « Chrétiens » qui sont incapables de se reconnaître dans la démarche qui est aujourd’hui la mienne à la suite de Jésus et qu’ils qualifient de fanatique ou trop radicale. Par conséquent, si je ne suis pas seul, je me sens néanmoins très isolé au milieu de la grande majorité de ceux qui se font appeler « Chrétiens ». Au début, je me suis demandé s’il y avait quelque chose qui clochait, chez moi, jusqu’à ce que le Seigneur me conduise à lire le chapitre d’un livre d’A.W. Tozer intitulé « Le saint doit marcher seul ». Aussitôt après l’avoir lu, je me suis mis à danser pendant plusieurs minutes, car je venais de recevoir un rayon de lumière qui venait éclairer tout ce que j’étais en train d’expérimenter.

Je suis convaincu que ce que Jésus exprime dans cette parabole est une mise en garde et non pas un constat, une évaluation finale ou un jugement gravé dans la pierre, ce qui aurait pour implication que nous n’ayons plus aucun moyen d’affecter les résultats de notre semence. Si ces résultats étaient déjà gravés définitivement dans la pierre, quelle serait alors l’utilité des épreuves que nous continuons de passer? Non, je crois que Jésus utilise cette image pour nous admonester et nous prévenir des dangers qui nous guettent, afin que nous ne tombions pas dans les pièges dans lesquels notre vie spirituelle risquerait tôt ou tard d’être asphyxiée. Le dernier verset de cette admonestation décrit les trois actions simples, quoi que pas faciles à mettre en œuvre, que nous devons poser pour que nous produisions du fruit et que la récolte soit abondante. Premièrement, nous devons entendre la Parole. Ensuite, nous devons la garder en mémoire par la répétition, la méditation et la mise en pratique. Enfin, nous ne devons jamais nous lasser, ne jamais arrêter et ne jamais renoncer…

Traduction de l'américain : © Phil Edengarden - 2017

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Jour 27 : Le péché de colère

Y a-t-il encore de la colère en moi contre quelqu'un, ce qui, aux yeux de Dieu, revient à commettre un meurtre et conduit donc inéluctablement à la condamnation ?

Jésus déclare : « Vous avez entendu qu'il a été dit aux anciens: Tu ne tueras point; celui qui tuera mérite d'être puni par les juges. Mais moi, je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère mérite d'être puni par les juges. Quiconque traitera son frère de bon à rien devra passer en jugement devant le grand conseil. Et quiconque traitera son frère de fou sera passible du feu de l’enfer. » Matthieu 5:21-22

COMMENTAIRE :

Une sainte colère peut survenir lorsque la volonté de Dieu est bafouée. La colère pécheresse éclate quand nous sommes furieux parce que notre volonté personnelle a été bafouée. Nous restons en colère lorsque nous désirons que justice soit faite mais que nous ne nous en remettons pas entièrement à Dieu pour l’apporter.

Durant six années consécutives, ma principale ennemie se comporta à mon encontre de la manière la plus vicieuse et la plus blessante qu’il soit possible d’imaginer. Au début, cela me mettait très en colère, car l’injustice était flagrante. Cependant, Dieu m'a demandé (tout comme il le fait avec vous) de pardonner aux autres et de Lui faire pleinement confiance. Dès que je me suis mis à Lui obéir, Il a commencé à m'aider, et j’ai rapidement pu contrôler cette colère, au lieu de la laisser me contrôler. La clé, pour moi, consistait à rapporter à Dieu chaque nouvelle offense qui m’était faite comme l’eut fait un mouchard. Avec le temps, je n’ai plus eu besoin de procéder de cette manière. Soit dit en passant, il n’y a pas de mouchard pour Dieu, car c’est sa volonté que nous Lui rapportions tous les détails de notre vie, toutes les offenses et toutes les blessures qui en résultent : Voyez, par exemple, le Livre des Psaumes, qui comporte de nombreux exemples qui vont dans ce sens. Allez-y, crachez tout le venin qui est en vous sur Lui, car il est immunisé, et cela vous en débarrasse. Au bout du compte, ma confiance en Dieu a si bien éteint le feu de ma colère à l’encontre de mon ennemie que je me suis mis à plaider avec Dieu, souvent dans les larmes, pour qu’il accepte de bénir cette personne. Un Chrétien ne devrait jamais se mettre en colère. Aujourd’hui, je n’arrive même plus à me souvenir du dernier incident qui m’ait mis en colère pour plus de deux ou trois minutes, car j’ai appris à m’en décharger aussitôt sur Lui.

Un Chrétien en colère est un Chrétien désobéissant, qui n’est pas soumis à l’autorité du Saint-Esprit. Satan utilise la colère que nous gardons en nous pour nous ligoter et pour nous détruire. (Ephésiens 4 :26-27). Cela peut facilement devenir un bastion, à tel point qu’une personne emprisonnée dans un donjon de ce type risque de se sentir dans l’impossibilité de pardonner et de se libérer de la colère qu’elle ressent envers une autre personne. Cette personne a offert un pied-à-terre à Satan et ce dernier l’a transformé en forteresse imprenable. Comme cela se trouve exprimé dans l enseignement de Jésus Christ, cet état de colère garantira une place en enfer pour cette personne lorsqu’elle passera de vie à trépas, ce qui peut arriver à tout moment. Voilà notamment pourquoi Jésus désigne Satan comme un brigand qui vient pour voler, tuer et détruire (Jean 10:10).

Un bastion est une situation dangereuse et désespérée qui doit être traitée MAINTENANT ! Si vous êtes coincé dans un bastion de colère ou d’impardonnabilité, posez-vous cette question délicate : suis-je disposé à me laisser jeter dans le feu éternel de l'enfer (ce sont là les termes utilisés par Jésus) juste pour pouvoir rester en colère contre cette personne ? Vous avez été averti(e) et c'est maintenant à vous de décider. Si vous voulez vous évader de la forteresse dans laquelle vous êtes enfermé(e), aussitôt l’audition de cette exhortation terminée, mettez-vous à genoux pour crier à Dieu et Lui montrer que vous désirez ardemment son aide. Confessez votre péché à son encontre et demandez-Lui de vous enseigner la crainte de Dieu (Psaume 86:11).Demandez-Lui ensuite de vous donner la grâce de ne jamais retomber dans le piège infernal de la colère. Il se tient devant vous les bras ouverts, prêt à se réconcilier avec quiconque choisit de se repentir sincèrement.

Traduction de l'américain : © Phil Edengarden - 2017

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Jour 28 : Ceux que nous DEVONS pardonner

Suis-je zélé pour pardonner autrui, afin que Dieu puisse encore me pardonner?

Jésus déclare : « Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi; mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos offenses.» Matthieu 6 :14-15

COMMENTAIRE :

Comme pour la plupart des enseignements de la Bible et de Jésus-Christ, nous nous trouvons devant une question dont la réponse est « tout noir » ou « tout blanc ». Si vous pardonnez aux autres, vous avez entièrement raison. Si vous refusez le pardon, vous avez faux sur toute la ligne. Il n'y a pas de solution intermédiaire ou de demi-mesure. Une personne dont les péchés ne sont pas pardonnés ne peut pas aller au Ciel (Luc 13: 2-3, 34-35, Actes 26:18, Colossiens 1: 13-14, Colossiens 2:13, Hébreux 3: 12-14, Hébreux 10: 26, Jacques 5:20, 1 Jean 3: 6-10, Apocalypse 21:27).

Le pardon n'est pas un bon conseil pour aller mieux ni une recommandation : c'est un ordre. Demander le pardon de Dieu pour ses propres péchés et puis refuser le pardon à quelqu'un que Dieu a créé, à quelqu'un qui devra un jour passer en jugement devant Lui, reviendrait à éjecter Dieu de son trône et à le gifler si tant est qu’une telle chose soit possible ; c’est malicieux. Lorsque nous refusons le pardon, nous nous prenons pour Dieu. L'impardonnabilité est un problème d’orgueil. C’est un peu comme si vous affirmiez : « Comment osent-ils me traiter de la sorte ? Ne savent-ils pas qui je suis ? » Comment un authentique Chrétien, qui a été racheté à un prix très élevé et qui ne s’appartient désormais plus à lui-même ose-t-il encore se tourner vers lui en exigeant que justice lui soit rendue et que les honneurs lui soient rendus. Qu’est-ce qui cloche dans ce tableau ?

Ne voyez-vous pas pourquoi Dieu appellera celui qui ne pardonne pas « un mauvais serviteur » ? Ne voyez-vous pas qu’en choisissant de ne pas pardonner son frère ou sa sœur, cette personne risque de tomber en disgrâce et de perdre l’héritage du salut qui lui avait été promis ? Jésus n'a jamais dit qu'un individu qui ne pardonnait pas était un faux-croyant et que, par conséquent, celui-ci serait de toute manière tombé en disgrâce un jour ou l’autre. Non, Jésus a dit qu'un véritable croyant qui ne pardonne pas ne sera pas pardonné. L'impardonnabilité revient à exprimer à Dieu : « Je n’accorde pas de crédit à ce que tu dis, je ne crois pas en ta Parole, et je ne crois pas que tu feras justice, donc je vais faire justice moi-même. » Quand nous ne pardonnons pas aux autres, nous sortons du plan de la miséricorde de Dieu, et nous risquons d'être retranchés du nombre des élus (Romains 11:22) !

Posez-vous donc les questions suivantes : « Y a-t-il encore des gens sur qui je voudrais voir tomber un châtiment pour ce qu’ils m’ont fait ? » et « De qui suis-je toujours en train d’attendre une forme ou l’autre de réparation ou de restitution ? » Si des visages apparaissent dans votre mémoire, soyez avisés : si vous espérez vous voir offrir un jour le don de la vie éternelle, ce sont précisément ces personnes-là que vous DEVEZ impérativement pardonner. Leur pardonner ne signifie pas que ce que ces personnes vous ont fait n’était pas quelque chose de mal. Cela signifie simplement que vous faites confiance à Dieu pour rectifier le tir et remettre les pendules à l’heure. Cela signifie en outre que vous ne serez pas privés du Ciel, comme le sera malheureusement le mauvais serviteur qui n’a pas fait la volonté de Dieu (Matthieu 7:21).

Traduction de l'américain : © Phil Edengarden - 2017

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Jour 29 : Délivrés du tourment mental

Suis-je torturé intérieurement et la cause ne serait-elle pas dans mon refus de pardonner à quelqu’un ?

Alors Pierre s'approcha de lui, et dit: Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu'il péchera contre moi? Sera-ce jusqu'à sept fois? Jésus lui dit: Je ne te dis pas jusqu'à sept fois, mais jusqu'à septante fois sept fois. C'est pourquoi, le royaume des cieux est semblable à un roi qui voulut faire rendre compte à ses serviteurs. Quand il se mit à compter, on lui en amena un qui devait dix mille talents. Comme il n'avait pas de quoi payer, son maître ordonna qu'il fût vendu, lui, sa femme, ses enfants, et tout ce qu'il avait, et que la dette fût acquittée. Le serviteur, se jetant à terre, se prosterna devant lui, et dit: Seigneur, aie patience envers moi, et je te paierai tout. Ému de compassion, le maître de ce serviteur le laissa aller, et lui remit la dette. Après qu'il fut sorti, ce serviteur rencontra un de ses compagnons qui lui devait cent deniers. Il le saisit et l'étranglait, en disant: Paie ce que tu me dois. Son compagnon, se jetant à terre, le suppliait, disant: Aie patience envers moi, et je te paierai. Mais l'autre ne voulut pas, et il alla le jeter en prison, jusqu'à ce qu'il eût payé ce qu'il devait. Ses compagnons, ayant vu ce qui était arrivé, furent profondément attristés, et ils allèrent raconter à leur maître tout ce qui s'était passé. Alors le maître fit appeler ce serviteur, et lui dit: Méchant serviteur, je t'avais remis en entier ta dette, parce que tu m'en avais supplié; ne devais-tu pas aussi avoir pitié de ton compagnon, comme j'ai eu pitié de toi? Et son maître, irrité, le livra aux bourreaux, jusqu'à ce qu'il eût payé tout ce qu'il devait. C'est ainsi que mon Père céleste vous traitera, si chacun de vous ne pardonne à son frère de tout son cœur. » Matthieu 18 : 21-35

COMMENTAIRE :

Imaginons que, alors que vous êtes Chrétien né d’en-haut, les pensées qui vous viennent à l’esprit soient très souvent inquiétantes, angoissantes, confuses et effrayantes, Vous aspirez de tout votre être à la paix du cœur et de l’âme mais, aussi bizarre que cela puisse paraître, Dieu ne semble pas entendre votre cri ni vouloir vous aider. Livré à vous-même, vous vous adonnez alors de plus en plus facilement à la consommation de nourriture, de drogue, d'alcool, de musique, de pornographie, aux exercices physiques intensifs et aux loisirs de toutes sortes pour trouver un soulagement temporaire à votre tourment. Ce que vous ne savez pas, c’est que Dieu autorise que vous soyez attristé dans vos pensées et tourmenté par des esprits malins parce que vous refusez de pardonner à quelqu’un. Dans sa miséricorde, il autorise cet état de choses lamentable dans l’espoir que vous vous détourniez de votre attitude désobéissante avant qu’il ne soit trop tard. Soyez certain que le tourment s'arrêtera dès que vous aurez pardonné, mais ne tardez pas à le faire ! Dieu peut également vous abandonner à votre obstination et permettre que vous restiez piégé par l’endurcissement de votre cœur (Psaume 81:11-12). Rappelez-vous que le roi Saül fut tourmenté par des esprits maléfiques envoyés par Dieu après qu’il eut désobéi à Dieu.

Il y a quelques années, par un malheureux concours de circonstances, je me suis retrouvé à la rue et quelqu’un m’a offert de loger dans son bureau, au centre-ville. Tandis que je résidais à cet endroit, Dieu a suscité une belle rencontre avec la femme qui était chargée de nettoyer cet immeuble administratif. Son nom est Kay Duncan. Un soir, pendant que je travaillais à la rédaction de mon livre, elle est entrée dans le bureau pour le ranger et nous avons eu une petite conversation. J’ai pu discerner que quelque chose n’allait pas dans son cœur. Après que je l’eus interrogée à ce sujet, Dieu l’a aidée à reconnaître qu’elle se débattait intérieurement parce qu’elle n’arrivait pas à pardonner ses sœurs pour tout le mal qu’elles lui avaient fait. A la mort de leur mère, ces dernières avaient triché avec l’héritage et l’avaient spoliée.

Kay était une vraie croyante en Christ, mais elle était, dans le même temps, remplie de haine à l’encontre de ses sœurs. Son cœur était lourd, elle avait peur de mourir dans cet état d’impardonnabilité, mais elle ne savait pas comment faire pour s’en sortir. Je lui ai dit qu’elle pouvait choisir de lâcher prise, en renonçant à sa colère et en remettant tout entre les mains de Dieu. Avec son accord, j’ai saisi ses mains tremblantes et je l’ai accompagnée dans une prière d’abandon et de soumission à Dieu pour, en fin de compte, l’aider à exprimer une formule de pardon envers ses sœurs. Elle s’est alors mise à trembler davantage et à pleurer abondamment. C'était comme si j’assistais à l’éruption d’un volcan émotionnel dont la lave provenait de son cœur. Les forces du bien et du mal luttaient les unes contre les autres à l’intérieur d’elle, et le mal était sur le point de perdre la bataille. Au terme de ce temps de prière, elle a pris une profonde respiration et s'est exclamée : « Je suis libérée, Michael, oui je suis libre ! » Dans une vidéo où elle apporte son témoignage, elle exprime : « Si seulement vous aussi, vous pouviez avoir la paix qui m’habite à présent ! Alors, qu’attendez-vous pour faire le pas ? Tout ce qui est arrivé avant, c’est du passé. Le pardon, c’est votre avenir. »

Traduction de l'américain : © Phil Edengarden - 2017

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Jour 30: Ne vous préoccupez pas des anges et des démons

Suis-je conscient du fait que toute expérience spirituelle que je fais ici-bas n’est jamais qu’un moyen pour atteindre mon but, à savoir qu’au final, j’irai au Ciel ?

Les soixante-dix revinrent avec joie, disant: Seigneur, les démons mêmes nous sont soumis en ton nom. Jésus leur dit: Je voyais Satan tomber du ciel comme un éclair. Voici, je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions, et sur toute la puissance de l'ennemi; et rien ne pourra vous nuire. Cependant, ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis; mais réjouissez-vous de ce que vos noms sont écrits dans les cieux. » Luc 10: 17-20

COMMENTAIRE :

A propos de ce que je suis sur le point de communiquer, le Chrétien tiède que j’étais aurait sans doute dit : « Alors, ça y est, tu es devenu complètement marteau ? » Ma réponse à cette question est « non », car depuis que, rempli du Saint-Esprit, je suis un disciple de Jésus Christ, j’ai rencontré un ange et j’ai fait plusieurs mauvaises rencontres avec des démons. Comme Warren Wiersbe l'a si bien écrit, « le diable ne défonce pas une porte ouverte », et le vieux-moi, le Chrétien tiède d’antan était comme une porte qui lui était grand ouverte.

Une nuit, je me suis réveillé à cause d’un rêve dans lequel je venais de me rendre compte que mon interlocuteur était possédé par un démon. A l’instant où j’ai pris conscience de cela, je me suis réveillé et je me suis retrouvé plaqué à plat ventre sur le lit, dans l’incapacité de me mouvoir ou de parler, tandis qu’une main invisible tirait lentement la couverture qui me recouvrait le corps. Oui, j'étais terrifié, mais j'ai finalement pu retrouver ma voix et chasser ces esprits au nom de Jésus. Croyez-moi, ces êtres sont réels, et quand vous progressez dans la foi, il arrive que, pour une raison ou l’autre, Dieu permette de telles rencontres. Dieu les utilise pour nous châtier, nous discipliner, nous fortifier et nous motiver à mener des vies pieuses dans la dépendance envers Lui, en qui nous trouvons notre refuge et un abri. Les pires choses que les démons puissent nous faire, c’est de nous mentir, mais ils ne peuvent rien nous faire tant que nous ne leur ouvrons pas la porte ou que Dieu ne les y autorise. Dieu a utilisé des démons dans la vie de Saül pour le tourmenter et, dans le même temps, pour préparer David à la mission royale qui allait lui être confiée. (1 Samuel 16). Il a utilisé un démon dans la vie de Paul de Tarse pour le maintenir dans l’humilité (2 Corinthiens 12, 7). Un cœur pur et une marche obéissante avec Jésus-Christ, voilà ce qui nous confère de l’autorité pour vaincre tous les esprits maléfiques!

Permettez-moi de vous relater un événement qui s’est passé avec des esprits de l’autre versant. Un de mes enfants se sentait menacé et terrorisé par quelqu'un. Il avait très peur et j’aurais tant voulu pouvoir l’aider mais je résidais alors à près de mille kilomètres de là. Je lui ai donc expliqué que Jésus a dit qu’il y avait des anges qui veillaient sur ses enfants (Matthieu 18:10), que Dieu voit tout, et que la seule personne qui devait avoir réellement peur était son agresseur, pas lui. Quelques personnes de mon entourage immédiat ont alors insisté lourdement pour que je m’implique davantage et que je fasse quelque chose de concret pour tirer mon enfant de cette situation, avant qu'il ne se produise quelque chose de fâcheux. J’ai dû leur donner l’impression que je ne faisais absolument rien pour aider ma progéniture.

Cependant, j’ai prié intensément et j'ai jeûné, en demandant au Seigneur qu’il m’éclaire sur ce qu'il voulait que je fasse dans cette situation particulière. Incroyable mais vrai, il m'a dirigé vers le Psaume 94: 9 et le Saint-Esprit s’est adressé à mon cœur en ces termes : « Je vois tout cela et tu n’as pas de soucis à te faire : fais-moi pleinement confiance ! » Quelques jours plus tard, mon enfant s’est écrié à l’autre bout de la ligne téléphonique : « Papa, j’ai vu mon ange ! » C’est arrivé un matin, pendant qu’il s’apprêtait à partir à l’école. Dieu fut assez bon que pour ouvrir les yeux de mon enfant (Nombres 22:31) afin qu'il puisse décrire l'ange de plus de deux mètres cinquante de haut qui se tenait dans un coin de la chambre. Il m’a fallu lui expliquer que s’il ne le voyait plus, cela ne voulait pas dire qu’il n’était plus là mais qu’il n’était pas possible de le voir tout le temps. Tout ce que mon enfant a trouvé à dire en réponse à cette explication est : « Mais papa, te rends-tu compte comme c’est gênant de savoir qu’il me regarde quand je m’habille, quand je vais dans la salle de bains et tout et tout ! » J'ai éclaté de rire et me suis mis à louer Dieu.

Dieu m'avait fait la promesse de veiller sur mes enfants et tout à coup, il venait de me prouver qu’il voyait tout ce qui était fait à mon enfant et qu’il entendait tout ce qu’on lui disait et que je n’avais pas à m’inquiéter. Plus jamais mon enfant n’a exprimé la moindre peur depuis cette rencontre angélique, depuis que Dieu a répondu à nos prières.

Alors, aussi effrayantes ou aussi exaltantes que ces rencontres spirituelles puissent être, Jésus veut que nous gardions à l’esprit que tout ce qui nous arrive en cette vie est ni plus ni moins un moyen utile à sa gloire et à notre salut. Certaines personnes se laissent trop souvent piéger par tout ce qui se passe ici ou là dans le monde invisible. Puissiez-vous plutôt synchroniser votre cœur avec le temps de la grâce qui nous sera faite de pouvoir entrer un jour prochain dans l’Eternité de Dieu avec tous les saints.

Traduction de l'américain : © Phil Edengarden - 2017

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Jour 31 : Aidez ceux qui ne pourront pas vous rétribuer

Est-ce que je n’oublie pas d’aider et de rendre service à ceux qui, dans cette vie, ne pourront rien me rendre en retour, tout en sachant que cela sera récompensé au Ciel ?

Il dit aussi à celui qui l'avait invité: Lorsque tu donnes à dîner ou à souper, n'invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni des voisins riches, de peur qu'ils ne t'invitent à leur tour et qu'on ne te rende la pareille. Mais, lorsque tu donnes un festin, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles. Et tu seras heureux de ce qu'ils ne peuvent pas te rendre la pareille; car elle te sera rendue à la résurrection des justes.» Luc 14:12-14

COMMENTAIRE :

Il est évident que Jésus ne nous interdit pas d’inviter nos amis ou nos proches pour une célébration ou pour une fête que nous organisons. Il utilise ici ce qu’en grammaire on appelle une hyperbole, comme il le fait ailleurs dans les évangiles, par exemple en Luc 14:26, quand il nous dit de haïr les membres de notre parenté ou en Matthieu 5 :30, quand il nous dit de nous couper la main. Il utilise ici cette formule de langage pour souligner l’importance de la gratuité dans nos actes, et de ne pas œuvrer selon cette logique mondaine qui s’exprime par la formule « un donné pour un rendu ». En revanche, si nous agissons selon la logique du Royaume, Jésus nous garantit que nous serons récompensés dans les Cieux.

Cette exhortation, Jésus la fait parmi des personnes dont les principales motivations en donnant était de se faire valoir au regard des autres (Matthieu 6: 2). Il est également plus que probable que ces personnes donnaient de façon intéressée, c’est-à-dire dans la seule attente de recevoir quelque chose en retour. Ces deux mobiles, qui consistent à donner pour recevoir ou, dit autrement, acheter les faveurs d’autrui, Dieu ne les voit pas d’un bon œil. Dieu veut que les récompenses, les prix, les rétributions, nous les recevions comme venant de Lui et non d’autrui. Cela ne signifie pas qu’Il n’utilisera pas d’autres personnes pour nous bénir de temps à autre dans le monde présent, mais Jésus attire notre attention sur l’importance d’acquérir plutôt des récompenses au Ciel et non sur terre. Nous retrouvons ce message ailleurs dans les évangiles, notamment en Luc 6:23, Luc 16: 9, Matthieu 6:20, Matthieu16:27.

Tout comme bon nombre de récits qui ont été relatés dans l’Ancien Testament constituent en quelque sorte l’ombre des choses à venir dans le Nouveau Testament, les récompenses que nous pouvons parfois obtenir ici-bas ne sont ni plus ni moins que le reflet de ce qui nous attend dans l’Eternité. Dans le temps présent, les plus grandes récompenses que nous puissions obtenir sont assurément Sa présence, Sa paix, Sa joie et le fait d’éprouver du contentement pour notre vie telle qu’elle est, et non pas tous ces petits bonheurs temporaires ou l’accumulation de toutes ces choses qui, au final, seront vouées à la destruction. C’est là une chose dont il est nécessaire de prendre conscience et de garder à l’esprit : les rétributions et les récompenses sur terre sont temporaires et sujettes à l’impermanence, tandis que les récompenses au Ciel demeureront pour toujours.

Alors, que choisissez-vous ? Les honneurs personnels et les cadeaux dans l’immédiat, ou ce qui, en Christ, demeurera éternellement ?

Traduction de l'américain : © Phil Edengarden - 2017

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