23 FOIS PAR JOUR

Conférence de Jim CYMBALA

Traduction de l'américain © Phil EDENGARDEN 2015

Voici quelque chose que le Seigneur a déposé dans mon cœur, je crois. Et le titre de ce message est le suivant : « 23 fois par jour ».

Le moment le plus marquant de l’histoire d’Israël, au cours duquel il devint une véritable nation, est sans doute la nuit de la Pâque. En hébreu, «Pessah» signifie «Passage» ou encore «Passer au-dessus».

Et comme vous le savez, la dernière plaie, la dixième des plaies qui fut envoyée sur l’Égypte en raison de l’obstination de son pharaon à s’opposer aux injonctions de D.ieu fut la mort des premiers-nés. Pour les Hébreux, le seul moyen possible d’échapper à l’ange la mort envoyé par D.ieu était d’accomplir ce que D.ieu avait ordonné : se procurer un agneau pour le dixième jour du premier mois, l’examiner, le garder chez soi pendant quatre jours, et le quatorzième jour – qui, à partir de ce moment- là, deviendra le quatorzième jour du premier mois de l’année – abattre cet agneau, en consommer la chair tout en demeurant à l’intérieur de la maison. Mais avant de manger de cet agneau, il fallait prendre du sang de cet agneau pour en asperger les montants et le linteau de la porte d’entrée. Et D.ieu dit – et c’est de là que cet événement tient son nom – dès lors que je verrai le sang à l’entrée de votre demeure, je passerai au-dessus de vous et vos premiers-nés auront la vie sauve.

Le repas qui fut consommé ce soir-là serait désormais commémoré chaque année, suivi de sept jours de réjouissances, que nous connaissons aujourd’hui sous le nom de « Azymes » ou encore « Fête des pains sans levain ». Le chiffre sept exprime la plénitude, quelque chose qui est accompli totalement, et notre vie s’écoule de semaine en semaine sur ce schéma cyclique de sept jours.

A ce stade, je voudrais attirer votre attention sur un schéma répétitif étonnant tel qu’il m’est apparu clairement alors que je lisais la Bible en suivant un programme de lecture de la Bible en un an. Voyez ce qui est dit ici, dans le livre de l’Exode (Ex 12 :14-20):« Vous conserverez le souvenir de ce jour-là en le célébrant par une fête en l’honneur du Seigneur : vous ferez cela de génération en génération, c’est une institution perpétuelle. »

Et voici la dernière chose que le Seigneur ordonne : « Pendant sept jours, vous mangerez des pains … » Comment sont-ils faits ? Sans levain. « Dès le premier jour vous enlèverez… le levain de vos maisons : quiconque mangera du pain qui contient… du levain depuis le premier jour jusqu’au septième, serait retranché d’Israël. »

En d’autres termes, il ne suffit pas d’abattre l’agneau, mais il faut également se débarrasser du levain domestique pendant sept jours.
« /…/ Vous observerez la fête des pains sans levain, car c’est ce jour-là que j’ai fait sortir d’Égypte vos armées. Vous observerez ce jour-là de génération en génération : c’est une institution perpétuelle. Le premier mois, depuis le soir du quatorzième jour du mois jusqu’au soir du vingt et unième, vous mangerez des pains sans levain. Pendant sept jours, il n’y aura point de levain dans vos maisons : quiconque mangerait du pain qui contient du levain serait retranché de l’assemblée d’Israël, qu’il soit colon ou indigène. Vous ne mangerez pas de pain qui contient du levain : dans toutes vos demeures, vous mangerez du pain sans levain. »

Dans les livres sacrés des Hébreux, la répétition a pour but d’apporter de l’emphase à ce qui est exprimé. Et ce sur quoi l’accent est mis dans ce passage est rendu évident : pendant sept jours, vous ne devez consommer aucun levain.

En quoi cela nous concerne-t-il ? Nous ne sommes pas Juifs, ces textes ne furent pas écrits à notre intention, nous ne célébrons pas la Pâque juive, nous mangeons le pain de la sainte Cène qui représente l’Agneau de D.ieu qui a enlevé le péché du monde, nous ne sacrifions pas d’animaux, etcetera. Ce texte appartient exclusivement à l’Ancienne Alliance.

Retenez bien ce principe : rien de ce qui apparaît dans les textes de l’Ancienne alliance n’est d’application pour nous à moins que cela ne soit répété explicitement dans les textes de la Nouvelle Alliance. Aucun verset contenu dans l’Ancien Testament n’a été rédigé pour nous : Tout cela fut écrit pour Israël. Nous ne sommes pas Juifs, nous sommes disciples de Jésus. Par contre, quand quelque chose est répété dans les textes du Nouveau Testament, cela devient la Loi du Messie, ou l’enseignement du Messie ou la doctrine des Apôtres. Cela doit donc être appliqué.

Nous constatons que bon nombres d’ordonnances de l’Eternel contenues dans les livres de l’Ancienne Alliance trouvent un écho dans les textes de la Nouvelle Alliance en Jésus : Tu ne tueras point. Tu ne déroberas point. Tu ne commettras pas d’adultère. Etcetera. Cela s’applique à chacun d’entre nous, alors que bon nombre de choses qui se trouvent dans l’Ancien Testament ne s’appliquent pas à nous : les codes vestimentaires, le fait de s’abstenir de la viande de porc ou des mets de choix, la célébration des fêtes juives,… Toutes ces choses ne sont pas d’application dans nos vies.

Et personne n’a le droit de choisir un passage de l’Ancien Testament plutôt qu’un autre pour en faire le thème de sa prédication à moins que ce passage ne trouve explicitement son pendant dans le Nouveau Testament. Même si le récit de la vie de Jésus laisse entrevoir par transparence les commandements de l’Ancien Testament, rien n’est d’application pour nous à moins d’avoir été exprimé clairement dans le Nouveau Testament, et j’ose dire cela pour la raison suivante : les exigences du Nouveau testament sont plus grandes que celles de l’Ancien.

Effectivement, dans son sermon sur la montagne, Jésus place la barre un cran plus haut. Il y passe en revue toute une série de points de la Loi et y ajoute des exigences plus élevées. « Vous l’avez appris, il a été dit aux anciens : Tu ne tueras point, tout meurtrier sera passible du tribunal. Mais moi je vous dis : tout homme qui se met en colère contre son frère sera passible du tribunal. Celui qui dit à son frère : Raca, sera passible du Grand Conseil. Et celui qui dira : fou , sera passible de la géhenne de feu /…/ Vous l’avez appris, il a été dit aux anciens : Tu ne commettras point d’adultère. Mais moi je vous dis : Tout homme qui jette sur une femme un regard de convoitise a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur. »

Le Nouveau Testament est notre guide de conduite, non pas les codes de l’Ancien Testament. Nous n’avons pas à nous préoccuper des fêtes et autres célébrations religieuses qui sont mentionnées dans l’Ancien Testament. Lire ces textes nous informent, nous édifient et nous annoncent la Bonne Nouvelle à venir dans le Nouveau Testament. Nous avons besoin de nous y référer pour comprendre certaines réalités spirituelles qui nous ont été transmises par les apôtres, comme quand l’apôtre Paul nous dit qu’il y a un rapprochement à faire entre Jésus qui meurt sur la croix et l’Agneau de la Pâque.

Mais nous savons qu’à la différence de l’Agneau pascal dont le sacrifice est répété d’année en année, le sacrifice de Jésus est unique et le seul capable d’ôter le péché du monde une fois pour toutes. De même, au lieu de célébrer la Pâque durant sept jours une fois par année, comme c’est le cas pour la fête des pains sans levain, nous célébrons à présent cette réalité tous les jours.

Quand nous lisons l’Ancien Testament, il est toujours bon de se demander si le passage que nous lisons trouve une correspondance dans le Nouveau Testament. Dans le cas qui nous occupe, nous pouvons nous demander si cette fête des pains sans levain est oui ou non l’ombre d’une réalité que nous annonce le Nouveau Testament ?

Or, 1Cor5 : 6-8 dit ceci : « Ne savez-vous pas qu’un peu de levain fait monter toute la pâte ? Purifiez-vous du vieux levain, afin d’être pâte nouvelle, puisque vous êtes azymes, car le Sauveur, notre Pâque, a été immolé. Célébrons donc la fête, non pas avec du vieux levain, non pas avec un levain de malice et de méchanceté, mais avec les pains non-fermentés de la pureté et de la vérité. »

Quelle est donc cette fête que nous devons célébrer ? La fête des pains sans levain ? Et quand devons-nous célébrer cette fête ? Tous les jours, puisque Jésus, notre Pâque, a été immolé une fois pour toutes et que la réalité du salut en Jésus est permanente. Et en quoi consiste cette fête au quotidien ? En ceci que nous nous écartions du péché, en particulier celui du mensonge.

Aux États-Unis en particulier, tout le monde ment 23 fois par jour. Soit que nous prononcions un mensonge, soit que nous amplifions notre discours au point que cela en devienne un mensonge, par exemple pour nous tirer d’affaire dans une situation embarrassante. Il nous arrive aussi d’avoir des comportements mensongers, destinés à donner une meilleure impression de nous, en d’autres termes : de porter des masques… Et nous voilà tous impliqués dans le mensonge au lieu de mener une vie nouvelle dans la vérité puisqu’en Jésus tout est question de vérité.

Dès lors, célébrer cette fête des azymes pour le reste de notre vie, non pas avec le vieux levain, signifie devenir sincère et pur, dire ce qu’on pense vraiment, penser réellement ce qu’on dit et dire la vérité, cela en toutes circonstances. C’est là ce qu’on promet de faire quand on est appelé à la barre pour apporter un témoignage devant un tribunal : dire la vérité, rien que la vérité.

La plupart des mensonges servent à couvrir quelque chose dont nous avons honte. L’Américain moyen ment quelques 23 fois par jour. Et un mensonge en entraîne souvent un autre. Dès lors qu’on tisse une toile de mensonge, on ne s’en sort plus.

Il est important de faire cette constatation : dans le combat spirituel, ceux dont le mensonge fait partie intégrante du quotidien sont neutralisés dans leur lutte contre Satan et vous savez pourquoi ? Parce que le diable est le prince du mensonge. Dès lors qu’il parvient à nous pousser au mensonge, il peut injecter sa propre nature dans notre être, dans notre esprit, au plus profond de notre cœur. Nous agissons exactement comme lui : nous mentons. Jésus dit à son sujet qu’il est menteur depuis les origines. Dès lors qu’il s’exprime, il se met à mentir : le mensonge est sa langue maternelle. Lorsqu’il s’adresse à Ève, dans le jardin, il ment.

Alors tous ces mensonges : petits mensonges, gros mensonges, pieux mensonges – "D.ieu nous comprend", "tout le monde le fait" - ce n’est pas du tout l’angle sous lequel D.ieu voit tout ça : tout cela n’est rien d’autre que du mensonge. La Parole nous recommande de revêtir la pleine armure de D.ieu, afin de tenir bon face à l’adversité et les attaques de l’ennemi… Puis-je vous dire pourquoi beaucoup de croyants ne peuvent faire face à l’ennemi ?
- « Nous pouvons faire face parce que D.ieu est avec nous ! » diront certains…

Écoutez-moi bien : arrêtez de rabâcher des slogans ! Observez comment les choses se passent sous la couche des apparences. En réalité, bon nombre de croyants ne peuvent résister aux attaques de l’ennemi parce qu’ils n’ont pas entièrement revêtu l’armure de D.ieu. Pourquoi pensez-vous que Paul invite les croyants à revêtir l’armure de D.ieu s’il croyait vraiment que D.ieu viendrait au secours de tous ceux qui vont à l’église ? Eh bien non, il ne vient pas au secours de quiconque va à l’église !

Combien n’y a-t-il pas de ces personnes qui vont à l’église et qui font pourtant l’expérience de la défaite, du désespoir, de la honte, sans parler des dégâts qu’ils occasionnent, non seulement dans leur propre vie mais aussi dans celle de leurs proches ! Tout cela parce qu’ils n’ont pas revêtu la pleine armure de D.ieu.

La lettre de Paul aux Éphésiens (Eph 6 :13-14) exprime ceci : « Endossez donc l’armure divine afin de pouvoir résister dans les jours mauvais et tenir bon, ayant fait tout votre devoir. Oui, tenez bon, les reins ceinturés de vérité. » La ceinture de la vérité n’est pas la Parole de D.ieu, parce que la Parole de D.ieu est représentée dans ce passage par le glaive de l’Esprit qui est la Parole de D.ieu. La ceinture de la vérité dont il est question ici est à comprendre dans ce sens : authenticité, sincérité, transparence. Ne pas raconter de mensonges. Ne pas être impliqué dans le mensonge d’autres personnes.

Comment combattre le diable quand vous pratiquez quelque chose qui est de l’ordre de sa nature à lui ? Comment lui faire front quand vous mentez 23 fois par jour ? Vous mentez sans vous distinguer de la manière de faire du monde alors que D.ieu et vérité et que Satan est un menteur. Et vous vous étonnez que la paix intérieure et la joie vous fassent défaut? Et tout en leur dissimulant la vraie raison de votre trouble vous osez demander qu’on prie pour vous ? Comment pouvez-vous espérer établir une vraie relation de confiance de cette manière ?

Il est vrai qu’il est très facile de mentir ! Le niveau de conscience de chacun par rapport au mensonge est variable. Je pense à la difficulté que cela peut constituer pour une personne comme moi dont le père mentait à longueur de journée pour dissimuler son problème d’alcoolisme. Et puis, il y a ceux qui aiment mentir, qui mentent sans aucune raison et pour qui divulguer des mensonges est un vrai plaisir…

Qu’en dit la Bible ? « Les lèvres fausses sont en horreur à l'Éternel, mais ceux qui agissent avec vérité lui sont agréables. » (Proverbes 12 :22) Certaines personnes vous diront qu’elles n’ont pas la bénédiction de D.ieu, qu’elles ne ressentent pas en elles Sa présence, que l’Esprit-Saint leur fait défaut et que, dans le même temps, elles aimeraient tant que D.ieu puisse les guérir de tous ces maux physiques dont elles sont accablées… Pourquoi ne commencent-elles pas tout simplement par arrêter de mentir ? Qui sait quelles portes cela ne va pas leur ouvrir ?

Mais la Bible va plus loin : « Celui qui se livre à la fraude n'habitera pas dans ma maison ; celui qui dit des mensonges ne subsistera pas en ma présence. » ( Psaume 101.7) Et enfin: « Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort. »(Apocalypse 21 :8) Ce passage est choquant. Depuis que je l’ai entendu, j’ai commencé à demander à D.ieu de me garder de mentir.

Savez-vous que même des ministres de la Parole de D.ieu peuvent mentir et raconter des choses qui ne correspondent pas à la vérité ? Quand j’ai écrit mon premier livre, certaines personnes ont décortiqué mon récit et vérifié chacun des détails de mon témoignage à la loupe, afin de s’assurer que ce que je relatais était effectivement fidèle à la vérité. J’ai reçu un courriel de cet homme qui me dit : « Au plus je vous connais, au plus je vous aime dans le Seigneur, parce que ce que vous avez écrit est la vérité ! »

Il y a quelque temps, un pasteur m’a invité à rencontrer les membres de sa congrégation qui, me disait-il, comptait 3 à 4000 personnes. Quand je m’y suis rendu, il n’y avait pas là de quoi faire asseoir plus de 2 à 300 personnes. A ma surprise il répondit qu’ils tenaient plusieurs réunions sur la journée. Il eut fallu plusieurs dizaines de services par dimanche pour pouvoir réunir à cet endroit-là autant de personnes que ce qu’il m’avait annoncé…

Qu’en est-il de nous frères et sœurs ? Les personnes qui fument sont embarrassées. Elles affirment ne pas fumer. Elles mentent pour couvrir cette habitude car elles ont la conviction que ce n’est pas bien. C’est la manière de faire de Satan, qui nous tente et nous persuade de mentir. Mais pour couvrir ce premier mensonge, il faudra un autre mensonge et puis un autre et puis encore un autre avant de réaliser qu’on est captif d’un véritable nid de mensonges. Voyez à quel type de personnes la Parole de D.ieu associe les menteurs : les enchanteurs, c’est-à-dire ceux qui pratiquent la magie noire, les adultères, les fornicateurs et les meurtriers. D.ieu a le mensonge en horreur.