♥ Jésus d'amour

Venez à moi vous tous qui peinez sous le poids du fardeau et je vous donnerai du repos.

Témoignages


Marlene Rodrigues

Jésus est fidèle

Marlene Rodrigues

Je m'appelle Marlene Rodrigues.
Dans mon enfance au Brésil, j'ai pris un engagement envers Jésus au sein d'une église issue de la réforme.
Adolescente, j'ai abandonné ce Jésus et son église. Je me suis précipitée dans les plaisirs de la vie mondaine. Qu'est-ce que j'ai eu du mépris pour Jésus ! Je L'ai oublié complètement. Je LUI ai tourné le dos.
Mais Jésus, à cause de son immense bonté, pendant toutes mes années gaspillées loin de LUI, n'a pas cessé de m'aimer, LUI !
J'étais orgueilleuse et je pensais que je n'avais pas besoin de Dieu pour vivre.
Seulement, Jésus savait qu'au fond de moi, derrière mon apparence heureuse, derrière mon autosuffisance, je n'étais que pauvre et misérable, aveugle et nue, qui tâtonnait dans l'obscurité, et sans Dieu !
Il a fallu attendre de nombreuses années pour que j'entende à nouveau la voix de Jésus, qui a bien voulu rappeler à LUI cette brebis égarée. Et je L'ai entendu, et je suis revenue à LUI!


Les feux de la rampe

Arrivée en France en 1985, je faisais partie du show-business brésilien. En l'an 2000, j'ai hébergé chez moi une artiste et son fils adolescent. Nous nous sommes accordés pour une durée d'une semaine maximum. Mais à ma surprise et mon dégoût, les mois ont passé et personne n'a fait ses bagages !

Petit à petit, cette femme est devenue la maîtresse de la maison. C'est elle qui donnait des ordres chez moi. J'étais devenue une étrangère sous mon propre toît! Vivre avec eux qui étaient logés, nourris et blanchis était devenu un cauchemar! C'est alors que quelqu'un de mon entourage m'a dit que j'avais chez moi "le grand serpent": effectivement, cette femme pratiquait le vaudou brésilien, dont elle était une grande prêtresse. Pour avoit pratiqué moi-même le vaudou dans le passé, je savais bien de quoi il retournait.

Pour m'aérer la tête, je suis alors partie en Italie, où vivaient alors des membres de ma famille. Je leur ai raconté mon drame, et ils m'ont dit:
- « C'est par la puissance du "Nom de Jésus" que cette femme et son fils partiront de chez toi! »
J'ai répondu que c'était impossible, que j'avais déjà dépensé une fortune chez des marabouts africains, qui avaient la réputation d'être plus forts que les sorciers brésiliens, mais ils n'avaient rien pu faire pour la chasser, si ce n'est me dépouiller de beaucoup d'argent!
- « Et vous, vous arrivez avec votre Jésus? »
Très énervée, je suis sortie de la pièce. Juste le temps que je fume une cigarette, et ma famille avait déjà appelé quelqu'un au Brésil, du nom d'Antonia. Lorsque je suis rentrée, ils se tenaient tous à genoux au centre de la pièce de séjour, en prière. Comme si cela n'eut pas suffit pour me mettre très mal à l'aise, quelqu'un m'a dit:
- « Prends le téléphone et écoute sœur Antonia, qui veut prier pour toi. »


Réglé comme sur du papier à musique

Il était midi en France, et huit heures du matin au Brésil. Sœur Antonia me dit:
- « J'ai une Révélation de Dieu pour toi. Veux-tu l'entendre ? »
La vérité était que mon seul désir eut été d'avoir des ailes pour disparaître en quelques secondes! En revanche, en profonde colère, je répondis:
- « Oui, c'est ça ! Je veux l'écouter votre révélation! »
Elle me parla en ces termes:
- « Jésus a dit qu'Il va te donner la grande victoire que tu cherches depuis longtemps aujourd'hui même. Tu as déjà frappé à beaucoup de portes, mais c'est LUI seul qui te donne cette victoire! Tu sais, de quoi Il te parle. Toutefois Il t'invite à redresser tes chemins envers LUI! Il te demande de revenir à LUI! »

J'ai frémi au-dedans de moi rien qu'à penser que cette personne pourrait ensuite colporter des histoires à mon sujet dans mon pays natal. Mais la crainte de Dieu s'est emparée de moi, et je me suis souvenue de l'alliance que j'avais faite avec Jésus quand j'étais encore une enfant. J'ai donc fait un marché :
- « OK, Dieu! Dans trois jours je retourne en France. Si j'arrive à Paris et que ces gens n'habitent plus chez moi, je te donne ma parole: j'abandonne tout, et je reviens vers toi! »

Trois jours plus tard, il est aux alentours de minuit. Je sors du TGV Milan-Paris et je me précipite à mon domicile. Je sonne! Personne! J'ouvre la porte! Personne! J'allume la lumière! Pas de lumière! Je me suis dit: « Comme c'est étrange: j'ai pourtant payé ma facture d'électricité, il n'est donc pas possible que le courant soit coupé! » Après avoir allumé des bougies, j'ouvre l'armoire où ils rangeaient leurs affaires: Vide! Plus personne! Mon cauchemar était enfin terminé! Oh oui, j'ose l'affirmer: j'ai tremblé. Car ce soir-là, j'ai éprouvé pour la première fois de ma vie ce que signifie avoir la crainte de Dieu! Courbée et mon visage contre terre, je me suis repentie de mes errances passées, et je suis revenue à Dieu avec des pleurs.


« Je suis la lumière du monde. »

Le lendemain matin, au lever du jour, je me suis aperçue que tous les fils électriques de l'appartement étaient brûlés jusqu'au plafond mais qu'il n'y avait pas eu d'incendie! Après avoir pu contacter mon ancienne squatteuse par téléphone portable, cette dernière est venue me rendre mes clés et m'expliquer ce qui s'était passé:
- « Tu sais, il y a trois jours, vers midi, j'étais à la maison, toute seule, entrain de coudre une chemise, et tout à coup, les ampoules ont toutes explosé. Un feu a commencé à brûler les fils électriques jusqu'au plafond! »

Je réalisai alors qu'au moment où les fils électriques brûlaient chez moi, ma famille venait de se mettre à genou en prière et que je venais de faire une promesse d'alliance avec Jésus. Cette malheureuse femme a dû penser que j'avais trouvé en Italie un marabout plus fort qu'elle afin de la faire partir de chez moi. Elle a pris peur et aussitôt, elle est partie avec son fils! Mais le plus merveilleux est que, pour mon bonheur, Jésus soit entré dans mon cœur et dans ma maison pour toujours.

Depuis sa conversion, Marlène a choisi de consacrer ses talents artistiques à son Seigneur. Elle a produit plusieurs albums aux sonorités chaleureuses inspirés de la Parole de Dieu, dont « Les Bontés de l'Eternel" et "L'Amour de Dieu".


Jean-Michel Sanchez

Jésus a de l'humour

Jean-Michel Sanchez

Aussi loin que je puisse me souvenir, j'étais animé par la violence. Même tout petit, il y avait des gamins qui me poursuivaient et avec lesquels je me battais. Pendant la préadolescence, j'ai traîné avec des gars pas très clairs, et cela jusqu'au jour où j'ai rencontré des punks, avec lesquels je me suis lié d'amitié.
On traînait dans un village de la banlieue de Toulouse. Nos journées étaient faites de de vols, violence, drogue, bagarres avec les gangs.

Un jour où je déambulais avec mon gang, j'ai croisé un gars qui m'a reconnu. Il avait été à l'école avec moi. Il était chrétien. Lorsqu'il m'a vu avec la crête sur la tête, une crête de 12cm de haut, couleur fluo, avec les chaînes cloutées, il est rentré chez lui et il a aussitôt prié pour moi. Il a demandé à Dieu de m'aider à sortir de là. Il a été courageux, car il s'est renseigné pour savoir où nous passions nos soirées. Lorsqu'il a appris où nous étions, il est venu nous trouver dans notre squat.


L'intrus

Chose tout à fait invraisemblable, il a réussi à entrer dans le squat et à venir jusqu'à moi. Sans dire un mot, il s'est assis, et pendant plusieurs jours il est revenu s'asseoir et reprendre contact. Et puis, un jour, il m'a parlé. Il m'a dit que la vie ce n'était pas ça, il pouvait y avoir autre chose que la violence, la bagarre, etc...

Il a ensuite fait quelque chose que personne n'avait jamais fait pour moi: il m'a invité à manger chez lui! J'ai pris cela comme un challenge, car je pensais que jamais ses parents ne me laisseraient rentrer chez eux avec un revolver à la ceinture.

Le jour J, lorsque je suis arrivé à la porte de la maison, sa mère m'a accueilli avec le sourire, elle m'a fait rentrer et mon regard s'est porté vers la cuisine, où la table était déjà mise. J'ai compté le nombre de couverts qu'il y avait ; je voulais savoir s'ils m'avaient compté ou pas. Je me suis vraiment bien senti avec eux. Il n'y a pas eu une seule allusion à ma crête, à mon revolver, à ma vie. Au moment de repartir, toute la famille m'a invité à revenir quand je voulais. Ce jeune homme, qui s'appelait Thierry, a gardé contact avec moi, et à chaque fois que j'en avais marre de la vie que je menais, je me retrouvais chez eux. C'était devenu mon havre de paix.


Une petite mamie pas comme les autres

Un beau jour, Thierry est venu m'inviter à un rassemblement chrétien. Il a insisté et j'y suis allé. Mais en fait, je n'y ai pas mis les pieds: j'ai passé ma journée au bar qui était proche du gymnase qui accueillait le rassemblement.
A 17H30 nous avions rendez-vous pour repartir, et là j'ai remarqué une petite mamie -toute petite- qui me fixait attentivement. On me regardait souvent, avec mon look ce n'était pas rare, mais cette petite mamie me regardait différemment. Elle me fit signe d'approcher. Elle m'a parlé avec une telle autorité que je n'ai pas pu faire autrement que de l'écouter:
«Jeune homme, me dit-elle, je ne vous connais pas, je suis une chrétienne qui assistait au rassemblement et Jésus m'a parlé. Il m'a montré votre visage en vision et m'a dit de vous dire ceci : «Jésus vous aime et il va faire de vous un serviteur.»

Malgré la muraille de protection que j'avais érigée, ces paroles ont littéralement transpercé mon cœur. Et cette mamie de rajouter: «Je ne vais certainement plus jamais vous revoir, mais je suis tellement sûre de ce que je vous dis que je vais vous laisser un présent, que vous garderez toujours avec vous. Ainsi, le jour où cela arrivera, vous vous rappellerez de ce que Jésus vous a dit aujourd'hui.» Elle fouilla dans ses poches et en sortit une petite souris en plastique. J'ai alors ressenti un tel amour dans mon cœur que, submergé par les paroles de cette petite mamie, J'ai pris cette petite souris et suis allé me cacher sous des escaliers où j'ai pleuré, et pleuré encore.
Puis j'ai repris mon train de vie habituel et rien n'a changé. Je ne pouvais pas me retenir d'être violent, en paroles, en actes.


Dix punks, armés, devant la porte !

Un soir, un gars de mon gang est allé en boite de nuit tout seul et il s'est fait frapper par un autre gang. Nous avons donc décidé de monter à une dizaine une expédition punitive la semaine suivante, pour se venger et tout casser dans cette boîte de nuit. Alors que nous étions en chemin, un épais brouillard est tombé d'un seul coup, qui nous barrait véritablement la route. Plus moyen de faire avancer le véhicule. Nous avons vu un sentier sur le côté de la route, nous l'avons emprunté et il nous a conduits à une maison. Sans intention particulière, nous avons décidé de frapper à la porte de cette maison.
Imaginez dix punks maquillés, armés, devant la porte! Une femme est venue ouvrir, et au lieu d'être apeurée, elle a esquissé un petit sourire, nous a souhaité la bienvenue et nous a invités à entrer. A notre stupéfaction, elle nous a ensuite demandé de nous asseoir dans la salle à manger, où elle nous a proposé à boire. Quelques minutes plus tard, quelqu'un a sonné à la porte. Nous avons entendu un chaleureux : « Bienvenu, pasteur. » Nous étions chez des chrétiens et quand nous sommes apparus à la porte de cette maison, cette dame s'est dit que c'était Dieu qui envoyait ces jeunes.
La soirée s'est passée à deviser tranquillement des choses de Dieu. Deux d'entre nous avons été touchés dans notre cœur par les paroles de ce pasteur.

Peu de temps après, n'y tenant plus, je me suis rendu à notre squat pour déclarer publiquement que j'avais l'intention d'arrêter ce mode de vie. Il y avait là tout le gang et ma copine, Lydie. Cependant, j'avais tellement la trouille que la seule chose que je sois arrivé à dire est : « Les gars je suis mort. » Ils ont pensé que je m'étais pris un coup de couteau, et ils me regardaient… Mon cœur battait à du 100 à l'heure. Puis je leur ai annoncé tout à trac: « Voilà les gars, j'arrête tout, je laisse tout tomber, je change de vie, je donne ma vie à Jésus. » Et je suis sorti de là sous une pluie d'insultes.


La crête ou la vie !

Je suis rentré chez mes parents. Arrivé dans la chambre, j'ai ôté mon accoutrement, j'ai rasé ma crête, et j'ai crié à Jésus, mais véritablement crié, en lui demandant de changer ma vie sur le champ: « Maintenant il faut que tu existes Seigneur! Car si tu n'existes pas je suis réellement mort! » Dès cet instant, Dieu a fait de véritables miracles en moi, et ma vie a changé.
Aujourd'hui cela fait plus de 20 ans que je me suis décidé à suivre Jésus et que je suis à son service par un ministère d'édification et de prédication. Une petite souris en plastique restée dans ma poche est là pour me rappeler que Jésus m'an avait fait la promesse par l'entremise d'une petite mamie.

Danny Velasco / The Brooklyn Tabernacle Choir

Jésus a l'oreille musicale

The Brooklyn Tabernacle Choir

Chanter en chœur, c'est pouvoir apporter, comme un seul homme, un témoignage unanime auquel adhèrent tous les membres du groupe. Mais «The Brooklyn Tabernacle Choir» ne fait pas que chanter pour communiquer un message: il est lui-même ce témoignage vivant de l'amour universel de Jésus. Danny Velasco fait partie de ces miraculés qui ont pu témoigner de leur foi en chantant avec d'autres au sein de cette chorale. Le récit de sa vie, depuis la nuit où Jésus l'a appelé à le suivre au jour où il a répondu à cet appel est relaté à la suite d'une présentation sommaire de cette chorale impressionnante.


Trouver sa voix

«The Brooklyn Tabernacle Choir» est le chœur d'une église des quartiers difficiles de New York. Ses cordes vocales comportent 285 croyants de tous horizons et les sonorités que module cette voix unique sont nuancées, chaudes, puissantes, sacrées.
Fondé dans les années 70 par Carol Cymbala, l'épouse du pasteur Jim Cymbala, ce porte-voix de l'amour de Dieu qui guérit en la personne de Jésus dépasse les frontières culturelles, transcende les barrières sociales, abolit les conflits de génération. Sa spécificité tient notamment au fait que les personnes qui composent cette chorale imposante n'ont aucune formation musicale. Même Carol Cymbala ne sait ni lire ni écrire une partition musicale.

Dans ce chœur remarquable qui obtint d'ailleurs plusieurs récompenses prestigieuses, des infirmières se tiennent au coude à coude avec d'anciennes toxicomanes, des avocats côtoient d'anciens détenus. Comme ose l'affirmer le pasteur Cymbala: «Aucun de nous ne se serait rencontré si ce n'était en Jésus. Nos origines sont vraiment trop diverses. Mais nous avons cependant une chose en commun: nous avons tous été relevés et sauvés.»

«Ce que chantent les membres du «Brooklyn Tabernacle Choir», ce ne sont pas des vérités d'ordre théologique. Ils chantent ce qui s'est passé dans leur vie. Ce n'est pas une théorie, c'est une réalité.» Le répertoire comportes autant des grands classiques du Gospel que des compositions originales de Carol Cymbala qui affirme: «Je veux que la musique soit la flèche qui pointe vers Lui».


Danny

Danny Velasco

Danny Velasco est américain. Il travaille d'abord pendant près de 35 années comme coiffeur et comme maquilleur pour des studios de photographie à travers le monde entier.
Âgé d'une trentaine d'années, il s'installe à Paris, et participe aussitôt à la réalisation de la couverture du magazine de mode le plus prestigieux de l'époque. A partir de là, sa carrière prend un envol et sa renommée devient internationale. Il gagne beaucoup d'argent, suffisamment que pour acheter autant de drogue qu'il le souhaite. Il ne se contente pas de pilules ou d'alcool, mais il se procure de la cocaïne et de l'héroïne.

Un beau jour, à l'occasion d'une prise de vues à New York, le top-modèle qu'il est chargé de maquiller se met à lui parler de l'amour de Jésus et l'invite à se convertir. Wanda, c'est son nom, lui propose même de prier pour lui, ce qu'elle fait à haute voix et sans aucune gêne devant toutes les personnes présentes dans le studio. Avant de le quitter elle lui annonce que nonobstant son apparent succès professionnel il est, en réalité, en très mauvaise posture: «Jésus pourra te délivrer le jour où tu feras appel à Lui.»

Quelques semaines plus tard, à l'occasion d'une prise de vues sur une île tropicale, Danny commet une faute professionnelle impardonnable. Indifférent face à cette perte de contrat qui sonne le glas de sa carrière, il ne pense plus qu'à une chose : se droguer. Il plaque tout, déchire ses pièces d'identité et son permis de conduire, découpe en morceaux ses cartes bancaires et il s'en va vivre dans la rue sans plus jamais remettre les pieds dans son loft.


Le cri du coeur

La vie dans la rue est épouvantable. Il se réveille chaque matin avec des nausées et le besoin de trouver de la drogue. Il contracte tous les types d'hépatite et perds rapidement du poids, jusqu'à ne plus peser que 49 kilos. Il lui arrive épisodiquement de contacter Wanda depuis une cabine téléphonique pour lui demander de l'argent. Et à chaque fois, elle l'invite à passer retirer les quelques dizaines de dollars qu'elle consent à lui donner à l'église, où se tiennent les répétitions de chant du « Brooklyn Tabernacle Choir ». Elle continue de prier pour sa délivrance et a mobilisé plusieurs membres de la chorale pour prier dans ce sens.

Dans la rue, Danny développe toutes sortes de phobies. Il entend des voix à l'intérieur de sa tête. L'une d'elles le harcelle et ne cesse de l'accuser pendant qu'une autre rit sans cesse ou qu'une troisième n'en finit pas de proférer des malédictions. Se sentant mourir, il demande à être reçu au service des urgences d'un hôpital. C'est là qu'il se souvient de ce que Wanda lui avait dit : «Jésus pourra te délivrer le jour où tu feras appel à Lui.»

Son cri, il l'exprime dans son for intérieur, de toute la force dont il est encore capable. Aussitôt, il est envahi d'une paix bienfaisante et les voix qu'il entendait dans sa tête cessent instantanément pour ne plus jamais se manifester.

Il écrit à Wanda, pour lui faire part de la nouvelle de sa conversion. Elle n'en revient pas et lui répond par une missive qui ne comporte que trois lettres: WOW.

Et, de fait, quand Danny a crié à Jésus pour qu'il le tire d'affaire, Jésus ne s'est pas contenté de lui offrir le salut: il lui a permis de recommencer une nouvelle vie.

Nicky Cruz

Jésus dans la rue

Nicky Cruz et David Wilkerson

Mes parents étaient spirites. Ils mettaient des annonces dans les journaux de langue espagnole en indiquant qu'ils parlaient avec les morts, guérissaient les maladies, aidaient à résoudre les problèmes. Il n'y avait qu'une pièce à la maison alors nous, les enfants, nous devions tous sortir. Je passais donc la plupart du temps dans les rues de New York.

Au début, les enfants du quartier me battaient et j'avais peur, tout le temps. Puis j'appris à me battre et ensuite, ce sont eux qui avaient peur de moi et me laissaient tranquille. Au bout d'un certain temps, je préférais la rue à la maison. A la maison, j'étais le plus jeune et je n'étais rien. Mais dans la rue on savait qui j'étais.


Une bande de gangsters

Un jour, je me joignis à une bande de gangsters, les "Maus-Maus". Ils firent donc de moi leur vice-président et le sergent chargé de l'arsenal. Nous avions des ceintures de l'armée avec des baïonnettes, des armes blanches et des revolvers. J'appris à manier le couteau de manière à blesser quelqu'un sans le tuer. J'ai ainsi blessé seize personnes et je suis allé douze fois en prison.

Un jour, nous étions en train de boire une limonade dans un grand magasin lorsque sept membres du gang des "Bishops" entrèrent et nous provoquèrent. Il y avait un couteau de boucher sur le comptoir. Un de mes potes le prit et frappa cinq fois à la tête un des jeunes du gang rival. Je savais qu'il était mort. La femme du patron voulut téléphoner à la police, mais un autre de mes potes ramassa le couteau de boucher et la frappa mortellement à l'estomac. Puis nous prîmes la fuite.


Seul dans la ville

Je n'avais pas touché le couteau et ne fus donc pas mis en prison. Mais mes parents furent convoqués au tribunal. J'avais l'impression que c'était la première fois qu'ils faisaient réellement attention à moi. Ils prirent peur et décidèrent de quitter New York pour retourner dans leurs pays natal, à Puerto Rico. Au retour de l'aéroport, où nous étions allé leur dire au revoir, mon frère me donna un pistolet et me dit: "A présent, tu es ton propore maître, Nick!". Avec mon pistolet, je menaçai un type à qui je soutirai 10 dollars pour louer une chambre où dormir. J'avais 16 ans.

Durant le jour tout allait très bien: j'étais avec le gang. Mais la nuit, c'était terrible. Seul dans ma chambre, 'aurais voulu cogner ma tête contre le plancher pour cesser de penser aux deux personnes qui avaient été tuées dans le magasin. Je m'éveillais en sursaut au milieu de la nuit et j'appelais ma mère.


Une rencontre inattendue

En juillet 1958, j'allais avoir 18 ans. A peine sortis du métro, alors que nous menions une expédition punitive contre le gang des "Dragons" pour venger un des nôtres, nous aperçûmes un attroupement à proximité d'une voiture de police. Il y avait là des membres d'un gang ami, les "Chaplains", rassemblés autour de deux types que je n'avais jamais vus. L'un deux avait un clairon. Alors quelqu'un apporta le drapeau américain et la voiture de police s'éloigna. Tout cela voulait dire que les deux types allaient tenir une réunion de plein air.

L'un d'eux monta sur une chaise, ouvrit un livre et lut:
- «D.ieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en LUI ne périsse point mais qu'il ait la vie éternelle.»
Puis il se mit à prêcher au sujet de l'amour de Jésus pour "quiconque".
J'ordonnai aux gars de mon gang de nous en aller mais, pour la première fois, ils me désobéirent. Puis, tout à coup, le prédicateur se tourna vers moi et me dit:
- «Nicky, je t'aime.»
Jamais personne ne m'avait dit ça. Ne sachant que faire, je répondis: - « T'approche pas de moi, prêcheur, ou je te tue!»
Seulement, en oubliâmes d'aller nous battre contre le gang des Dragons.


Le défi

Plus tard, le prédicateur revint nous inviter à une grande réunion organisée pour les gangs au centre de New York, à Manhattan. Je n'avais pas l'intention d'y aller, mais le prédicateur envoya un bus pour nous prendre. Arrivés à la salle, nous fûmes surpris d'y voir trois rangées de chaises qui nous étaient réservées.
Lorsque le prédicateur annonça la collecte pour payer la location de la salle, il dit:
- « Nous allons demander à des membres des gangs de la faire. Puis-je avoir six volontaires? »
En une seconde, j'étais debout. Je désignai cinq de mes gars. Je pensais m'enfuir par une porte dérobée avec le fruit de la collecte et, de cette manière, ridiculiser le prédicateur. Mais le prédicateur me faisait confiance et cela ne m'était jamais arrivé. Alors mes gars furent surpris de me voir monter sur l'estrade pour lui remettre l'offrande. Jamais un auditoire n'avait connu un tel silence aussi rapidement!

Puis le prédicateur se mit à parler du Saint-Esprit, disant qu'il pouvait entrer dans les gens et les rendre purs. Il ajouta que, quoi que nous ayons fait, le Saint-Esprit pouvait nous faire naître de nouveau. Soudain je me pris à désirer cela intensément. C'était comme si je me voyais pour la première fois. Toute la noirceur de mon âme, la haine, la folie, passaient comme un film devant mes yeux.


Une vie nouvelle

- « Vous pouvez devenir quelqu'un d'autre, dit-il. Votre vie peut être changée. »
Je le désirais, j'en avais besoin, mais je ne croyais pas que cela puisse m'arriver. Le prédicateur nous invita à nous avancer vers le podium si nous voulions être changés mais je croyais qu'il n'y avait rien à faire pour moi. Alors Israël, notre chef de gang, nous dit de nous lever tous.
- «Je suis le Président, dit-il, et tout ce gang va se lever !» .
J'étais le premier de la rangée ! Je m'agenouillai et je prononçai la première prière de ma vie:
- «Cher Seigneur, je suis le plus grand pécheur de New York. Je ne crois pas que tu me veuilles à toi. Mais si tu me veux, je me donne à toi. Je veux devenir aussi bon pour Jésus que j'ai été mauvais dans le passé.»

Rentré chez moi, je me demandais si le Saint-Esprit était réellement en moi, et comment je le saurais. Et ce qui se passa en premier quand je fus dans ma chambre, c'est que je n'avais plus cette peur. J'ai ressenti comme une compagnie agréable, comme si ma mère était revenue.

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